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dimanche, 29 juillet 2007

PRIER

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Un jour, quelque part, Jésus était en prière".

Quelque part c'est à dire n'importe où. Pour prier, tous les endroits sont bons. La prière étant un dialogue d'amour avec celui qui a pris l'initiative de partager notre vie et d'être infiniment proche de nous, nous le rencontrons partout. Nous pouvons prier partout, là où nous nous trouvons.

La prière est un échange, un dialogue dans la confiance. La prière c'est se mettre en présence de Dieu, et Dieu est présent partout, pas seulement dans une église. Tout autour de nous, nous parle de son amour : la campagne, la mer, la montagne. Il suffit de savoir s'arrêter, regarder, contempler, écouter le monde qui nous entoure.

Le coeur à coeur se fait dans le silence intérieur de chacun.

Prier, c'est être là. Là devant Dieu, se mettre en sa présence et pour cela il n'y a pas d'endroit précis, car Dieu est présent partout.

Prier n'est rien d'autre que la recherche constante de la Présence de Dieu. Prier consiste à demeurer tourner vers Lui, sans crainte avec pleine confiance.

Josiane

 

 

samedi, 28 juillet 2007

Jésus et la prière

Référence de l'évangile : Lc 11, 1-13

La Prière
.

Je vous ai déjà parlé de la prière à l’Esprit Saint,
prière que Jésus Lui-même nous recommande au chapitre 11 de Luc, verset 13 :

« Combien plus le Père céleste donnera-t-Il l’Esprit-Saint
à ceux qui le lui demandent. »


Mais je voudrais répondre aujourd’hui à cette autre question, si souvent podée :

« Mais, qu’est-ce donc que la prière ?
Moi, je ne sais pas prier.
Dès que je prie, je suis envahi par les distractions.
Ma prière ne vaut rien, ne sert à rien.
D’ailleurs, pourquoi Dieu interviendrait-Il comme cela à tout bout de champ
dans notre vie ?… »


Écoutons d’abord Jésus,
lorqu’Il nous donne ses conseils sur la prière :
Il nous parle essentiellement d’un Père :


« Lorsque vous priez, dites : Notre Père qui es aux cieux… »

ou bien :
« Lorsque tu pries, entre dans ta chambre et là,
dans le secret,
prie ton Père qui est dans le secret »,

ou bien encore :
« Lorsque tu pries,
ne multiplie pas les paroles comme les païens,
car ton Père sait bien ce dont tu as besoin. »


Puisque Dieu est Père,
il nous faut nous adresser à Lui dans nos prières
avec la simplicité des enfants,
car le Royaume des Cieux leur appartient.
Cela veut dire en clair qu’il n’y a aucune formule,
aucune manière arrêtée pour prier.

Il suffit de Lui parler dans son cœur, dans le secret, à ce Père,
et cela aussi bien dans le métro que dans la rue,
dans notre chambre ou dans une église,
dans notre cuisine que dans notre atelier ou notre bureau.

Il suffit de Lui dire nos joies, nos détresses, nos soucis, nos tentations,
notre amour et notre reconnaissance,
tout cela vaille que vaille,
comme on le ferait avec son père, sa mère ou son épouse.


Jésus insiste sur la prière dans le secret,
dans un face à face avec la Père.
Il est donc indispensable de savoir sacrifier chaque jour un temps assez long,
de vingt minutes à une heure,
un temps donné gratuitement au Père.
L’Évangile nous révèle que ce fut la manière de faire de Jésus :
Il se lève tôt le matin, va dans la montagne,
et là Il prie.
Au temple,
c’est dans le hiéron, le sanctuaire, l’endroit tranquille qu’Il prie.


Cette prière gratuite,
cette prière qui est perte de temps,
ce temps qui, au fond, est notre seule richesse,
est une filiale reconnaissance de notre totale impuissance dans le domaine spirituel.
Il nous apprend, ce don gratuit de notre temps,
que l’important c’est justement ce rayonnement du Père sur nous.
Nous nous apercevons alors que les distractions,
nos terribles distractions pensons-nous,
n’ont au fond aucune importance.

Notre prière n’est pas efficace parce que nous,
à la force du poignet,
nous allons acquérir de la Vertu, grâce à nos belles pensées,
mais parce que c’est Dieu, uniquement Dieu qui, dans notre prière,
nous transforme.

Et voilà que Lui, le Père, change notre cœur, notre intelligence, notre volonté,
et nous recrée à la ressemblance de son Fils Bien-Aimé, Jésus.
Et comme ce Fils Bien-Aimé est aussi le fils de Marie,
un clin d’œil à la Vierge Marie n’est jamais inutile à ces moments-là.


Cette manière d’agir peut nous sembler une prière inactive, inutile,
à nous les hommes du XX ème siècle,
à une époque où l’homme doit être efficace, et toujours plus efficace,
pour transformer le monde.
Seulement,
il faut bien savoir que, dans le domaine spirituel,
pour nous comme pour les nôtres,
c’est Dieu seul,
c’est l’Esprit-Saint qui transfigure les cœurs.

Cette demi-heure, cette heure passée devant le Seigneur change tout :
notre journée ne sera plus la même
notre manière d’être ne sera plus la même
ni avec nos collègues ni avec les employés
ni avec notre femme ou notre mari ni avec les enfants,
tout sera changé, même dans nos rapports sociaux ou internationaux.

Prier ainsi, c’est s’en remettre au Père,
à son amour, à sa sagesse, à sa miséricorde
comme un enfant.
La difficulté vient de nous car nous sommes toujours les hommes de la Tour de Babel
et nous voulons entrer au ciel, de force, par notre propre travail.

 

Mais, soyons-en sûrs,
notre prière durant ce temps perdu devient alors super-active.
Ce sacrifice de notre temps livre, à Dieu seul,
l’initiative dans le domaine spirituel,
aussi bien dans nos vies que dans celles de ceux que nous aimons.

Il y a d’ailleurs dans le règne végétal une image
qui me rappelle toujours cette action puissante et mystérieuse du Père
sur tous ceux qui savent s’arrêter ainsi devant Lui.

Souvent, au mois d’Août et septembre,
j’ai vu les champs de betteraves boire le soleil.
Dans l’après-midi,
je voyais la rosette de leurs feuilles s’abandonner à son rayonnement.
Sous l’ardeur de la chaleur,
ces feuilles semblaient comme flétries, inertes.
Elles ne faisaient rien sinon recevoir cette énergie du soleil
qui, jour après jour, grâce à la photosynthèse,
les gorgeait de sucre.


Il en est de même pour nous ;
le temps de la prière, ce temps en apparence inutile, perdu, bourré de distractions,
nous a pourtant maintenus devant ce soleil d’Amour
qui nous a remplis d’un tout autre suc spirituel !

Il se peut que la betterave ne sente rien !

L’action de Dieu dans la prière n’est pas non plus forcément une action sensible ;
mais, peu à peu, investis, envahis par Dieu,
nous sortons tous autres de ce temps où, dans le secret,
nous avons parlé avec notre Père,
où même sans Lui parler, nous sommes restés devant Lui
pour affirmer notre foi en son action toute puissante.

Oui, Dieu s’intéresse toujours à nous, immensément à nous,
à toute notre vie, à tous les détails de notre vie,
parce qu’un père ne se désintéresse jamais de ses enfants et de tout ce qui leur arrive.
C’est ce que nous assure Thérèse de Lisieux.

Entrons donc dans cette prière si simple dont elle nous a ouvert le chemin

 

 

 Père Gabriel

DIEU AGIT

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Pour moi, Dieu contemple et agit. Sa contemplkation de son oeuvre est une manière d'agir car il y met tout son amour. C'est son amour qui lui a fait créer l'univers et spécialement l'homme. Pour Dieu agir c'est aussi aimer. Dieu ne cesse d'agir car il ne cesse d'aimer. L'acte créateur n'est jamais terminé, il continue sans cesse.
L'acte créateur n'est jamais terminé car la vie est sans cesse en mouvement. Nous sommes tous en marche vers.... L'action est de tous les instants.
La contemplationest une pause nonpas un arrêt. Prendre le temps de regarder pour admirer comme tout est beau, pour remercier, pour chanter les louanges. Mais tout ceci, n'est-ce pas aussi une façon d'agir ?
Josiane

vendredi, 27 juillet 2007

PORTER DU FRUIT

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Porter du fruit, débarrassé des soucis du monde.
Avance avec simplicité sur les voies du Seigneur, et ne  te fais pas de souci. Déteste tes défauts, oui, mais tranquillement, sans agitation, ni inquétude. Il faut user de patience à leur égard et en tirer profit grâce à une sainte humilité. Faute de patience, tes imperfections, au lieu de disparaitre, ne feront que croître. Car il n'y a rien qui renforce tant nos défauts que l'inquiétude et l'obsession de s'en débarrasser.
Cultive ta vigne d'un commun accord avec Jésus. A toi reviens la tâche d'enlever les pierres et d'arracher les ronces. A Jésus celle de semer, planter, cultiver et arroser. Mais même dans ton, travail, c'est encore lui qui agit. Car sans le Christ, tu ne pourrai rien faire.
PADRE PIO DE PIETRECINA

jeudi, 26 juillet 2007

LA PRIERE CHRETIENNE

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Prier en chrétien, ce n'est pas prendre la parole en premier, c'est toujours répondre. La Parole divine précède ; seul Dieu a l'initiative. Ainsi notre prière n'est-elle pas tant un "faire" ; elle est plutôt un "se laisser faire" au soleil de Dieu, comme les estivants à la plage.
Les chrétiens, quand ils prient,  ne se trouve pas face à un mur, tout blanc,neutre, indifférent, qui les renvoie à eux-même. Il se tiennent devant Quelqu'un de vivant, qui vient à  leur rencontre, Pére, Fils et Esprit [...]
Il s'ensuit que toute prière chrétienne est plus celle de l'Esprit que la nôtre. C'est lui qui prie en nous "en gémissement inexprimables" (cf. Rm 8, 26). Désolé pour toutes les méthodes  d'oraison, mais c'est Lui, l'Esprit, qui est et reste le seul vrai Maître. Aucune "technique respiratoire" spirituelle ne peut l'emporter sur le souffle de l'Esprit, qui nous porte et ne cesse de prier en nous.
CARDINAL DANNEELS

lundi, 23 juillet 2007

LA REDEMPTION

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Le Christ est le chef du genre humain ; Il est la tête de l'immense Corps constitué par son Eglise.
Or, un chef précède sa troupe ; mais il la commande et exige qu'elle le suive. La tête domine, mais reste inséparable des membres qu'elle gouverne et entraîne dans sa popre destinée.
L'humanité est donc "prédestinée à se conformer au Fils de Dieu." c'est en tout point qu'Il se pose comme "l'exemplaire sur lequel chaque homme doit se modeler". Et en ce qui concerne spécialement sa Passion, Il déclare sans embages qu'on ne sera son disciple qu'à la condition de porter la Croix tous les jours à sa suite.
Bien loin, par conséquent, que les souffrances du Christ nous dispensent des peines personnelles, elles sont une invitation constante à nous associer à la Réparation qu'Il a entreprise, jusqu'à nous fixer à la Croix avec Lui, jusqu'à "nous laisser ensevelir avec Lui", vraie Lumière de "nous faire adopter comme fils de Dieu, d'être reconnus comme ses héritiers et les co-héritiers de son Fils Unique, puisqu'ayant partagé sa vie et ses épreuves, nous méritons de prendre part à la même gloire".
Ainsi tout se déroule avec harmonie, puisque "se poursuit et s'échève dans les membres ce que la tête a commencé".
"Dieu était dans le Christ pour se réconcilier avec le monde".
"Si, alors que nous étions ses ennemis, nous avons été réconcillés avec Dieu par la mort de son Fils, à combien plus forte raisonserons-nous désormais sauvés par sa Vie ! Nous sommes même glorifiés en Dieu maintenant, grâce à ce Jésus Christ Notre Seigneur duquel nous est venue la réconciliation".
La libération du péché était comme la phase préliminaire de l'action Rédemptrice ; son but positif et définitif étant de renouer les relations intimes et familiales de l'homme avec Dieu.
Saint Thomas d'Aquin

 

 

 

 

 

 

 

dimanche, 22 juillet 2007

JESUS A BETHANIE

Jésus et les femmes
Jésus et l'amitié
.

Marthe et Marie furent ses amies,
et leur maison sa maison.
Il aima venir s'y reposer entre deux courses apostoliques.

Le pays de Juda, tout comme celui de Galilée,
est un pays aux rudes pentes et le soleil y est chaud dans ces chemins de pierrailles.
Jésus arrive chez elles sans prévenir,
aimant surprendre ces deux femmes à l'hospitalité si accueillante.

"Or,
comme ils étaient en voyage, Il entra dans un certain bourg,
une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison..."
(Lc X, 38).

L'atmosphère nous surprend.
Tant de liberté et de simplicité dans les rapports entre Jésus et ceux qu'Il aime !
Si Marie buvait ses paroles et ne se souciait plus que de Lui,
Marthe se trouvait aussi à l'aise avec le Seigneur que sa soeur.
Il y a une pointe de taquinerie rieuse dans son ton :

"Seigneur,
Tu n'es pas en peine que ma soeur me laisse seule pour assurer le service ?
Dis-lui donc de venir à mon aide"
(Lc X, 40).

Et la réponse de Jésus est sur le même ton :

"Marthe, Marthe,
tu t'inquiètes et tu te troubles en vue de beaucoup de choses,
alors qu'il n'en faut que peu ou même une seule"
(Lc X, 40).

Jésus ne critique pas Marthe à propos de sa gentillesse,
mais lui laisse entendre qu'elle se complique bien l'existence.
Car,
le plaisir qu'Il éprouve lorsqu'il vient à Béthanie,
c'est avant tout de parler avec elles, ses amies.

Il est très sensible à sa délicatesse,
mais qu'elle simplifie le service à l'avantage de l'essentiel :

écouter la Parole.

Marie a choisi cette bonne part qui ne lui sera pas ôtée,
et Marthe est invitée à venir s'asseoir avec eux et à laisser les marmites.

Au fond,
Jésus lutte contre des préjugés trop bien enracinés
qui veulent que pour bien recevoir un ami,
la maîtresse de maison doit se tuer à la cuisine.
Jésus n'est pas d'accord
et Il le dit avec fermeté et délicatesse à Marthe, son amie.

Jésus laisse les deux soeurs s'épanouir
selon leur caractère et leurs propres dons,
dans une même amitié à son égard, en toute liberté.

Marie écoute, Marthe s'active,
et Jésus fait remarquer à Marthe qu'elle a tort de comparer.

"Marthe, Marthe,
tu t'inquiètes et te troubles en vue de beaucoup de choses,
alors qu'il n'en faut que peu ou même une seule.
Car Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée"
(Lc X, 41).

 

Père Gabriel

MARTHE ET MARIE

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Luc 10, 38-42
Marthe et Marie sont les deux figures que nous devons être. Elles sont indissociables.
Lorsque nous sommes dans lm'activité, nous le faisons sous le regard de Dieu, dans la présence de Dieu. Mais pour y arriver, il nous faut des moments d'intimité avec le Seigneur, d'écoute de sa Parole, de coeur à coeur avec Lui, de disponibilité à son amour. Marthe et Marie son,t deux figures indissociables.Nous devons être les deux en même temps car nos occupations sont aussi prières. Il faut se préserver des instants d'intimités avec Dieu comme Marie, cela est indispensables.
Josiane

 

 

 

 

 

jeudi, 19 juillet 2007

LA PAIX

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Dans la Bible, la paix ne se réduit pas à l'absence de la guerre. Ce n'est pas la paix des cimetières non plus. La Paix -Shalom-  désigne la plénitude de la vie divine dont le croyant fait l'expérience dans la prière. Celui qui demeure dans la prière respire la Paix. La prière non pas au sens de "réciter des prières" mais la prière comme état d'union à Dieu. En s'élevant vers Dieu, la personne humaine met de l'ordre dans son existence. Les Pères de l'Eglise parlent de l'homme comme d'un arbre renversé qui plonge ses racines dans le ciel. Les aspirent à s'établir dans la paix de Dieu lui-même. Suprême bonheur :
Frère. Manuel Rivero, O. P.

 

mardi, 17 juillet 2007

TU NE DIS PAS

 

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« Jésus, tu ne dis pas : cette femme est volage, légère, sotte, elle

est marquée par l'atavisme moral et religieux de son milieu, ce

n'est qu'une femme.

Tu lui demandes un verre d'eau et tu engages la conversation.

Tu ne dis pas : voilà une pécheresse publique, une prostituée à

tout jamais enlisée dans son vice.

Tu dis : Elle a plus de chance pour le Royaume de Dieu que

ceux qui tiennent à leur richesse ou se drapent dans leur vertu

et leur savoir.

Tu ne dis pas : celle-ci n'est qu'une adultère.

Tu dis : Je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus.

Tu ne dis pas : celle-là qui cherche à toucher mon manteau

n'est qu'une hystérique.

Tu l'écoutes, lui parles et la guéris.

Tu ne dis pas : cette vieille qui met son obole dans le tronc pour

les oeuvres du temple est une superstitieuse.

Tu dis qu'elle est extraordinaire et qu'on ferait bien d'imiter son

désintéressement.

Tu ne dis pas : certains ne sont que des gosses.

Tu dis : Laissez-les venir à moi et tâchez de leur ressembler.

Tu ne dis pas : cet homme n'est qu'un fonctionnaire véreux qui

s'enrichit en flattant le pouvoir et en saignant les pauvres.

Tu t'invites à sa table et assures que sa maison a reçu le salut.

Tu ne dis pas comme son entourage : cet aveugle paie sûrement

ses fautes ou celles de ses ancêtres.

Tu dis que l'on se trompe complètement à son sujet et tu

stupéfies tout le monde, tes apôtres, les scribes et les pharisiens,

en montrant avec éclat combien cet homme jouit de la faveur de

Dieu : "Il faut que l'action de Dieu se manifeste en lui".

Tu ne dis pas : ce centurion n'est qu'un occupant.

Tu dis : Je n'ai jamais vu pareille foi en Israël.

Tu ne dis pas : ce savant n'est qu'un intellectuel.

Tu lui ouvres la voie vers une renaissance spirituelle.

Tu ne dis pas : cet individu n'est qu'un hors-la-loi.

Tu lui dis : Aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis.

Tu ne dis pas : ce Judas ne sera jamais qu'un traître.

Tu l'embrasses et lui dis : Mon ami.

Tu ne dis pas : ce fanfaron n'est qu'un renégat.

Tu lui dis : Pierre, m'aimes-tu ?

Tu ne dis pas : ces grands prêtres ne sont que des juges iniques,

ce roi n'est qu'un pantin, ce procurateur romain n'est qu'un

pleutre, cette foule qui me conspue n'est qu'une plèbe, ces

soldats qui me maltraitent ne sont que des tortionnaires.

Tu dis : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Jésus, tu n'as jamais dit : il n'y a rien de bon dans celui-ci,

dans celui-là, dans ce milieu-ci, dans ce milieu-là. De nos jours,

tu n'aurais jamais dit : ce n'est qu'un intégriste, qu'un

moderniste, qu'un gauchiste, qu'un fasciste, qu'un mécréant,

qu'un bigot...

Pour toi, les autres, quels qu'ils soient, quels que soient leurs

actes, leur statut, leur réputation, sont toujours des êtres aimés

de Dieu".

Mgr. Albert Decourtray

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