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dimanche, 30 septembre 2007

JESUS ET LA RICHESSE

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Le pauvre Lazare
.

« Il était un homme riche.
Et il se revêtait de pourpre et de fin lin, faisant chaque jour une chère splendide.
Or, un pauvre,
nommé Lazare,
gisait près de son portail, rongé d’ulcères
et désirant se rassasier de ce qui tombait de la table du riche.
Mais les chiens encore en passant
léchaient ses ulcères !… »
(Lc 16, 19-20)


Les chemins de la Liberté chrétienne
passent avant tout par l’ouverture aux autres,
dans l’emploi des biens de la terre.
Jésus nous montre l’indifférence de cet homme riche
devant la misère.

Si Jésus condamne cet homme par la bouche d’Abraham,
c’est parce qu’il s’est contenté
de vivre à l’aise
sans voir la souffrance de son frère.


« Père Abraham, s’écrit-il, aie pitié de moi !
Et envoie Lazare
pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau
et me rafraîchisse la langue,
car je souffre dans cette flamme ! »

« Mon enfant, dit Abraham,
souviens-toi que tu as reçu tes biens durant ta vie
et Lazare de même les maux.
Maintenant il est ici
consolé,
mais toi tu souffres ».
(Lc 16, 24-25)

Jésus fait remarquer à ses auditeurs
que nous n’avons que le temps présent pour faire les choix essentiels
dans la liberté de notre conscience,
sans visions ou moyens extraordinaires.
Aussi termine-t-Il la parabole de Lazare à propos des frères du mauvais riche
en nous rapportant le dialogue entre Abraham et ce dernier :

- « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un d’entre les morts va vers eux,
ils feront pénitence. »
« S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes,
lui dit Abraham,
même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts,
ils ne seront pas persuadés »
(Lc 16, 30-31)


D’un autre côté,
pour Jésus,
il n’y a pas de communication entre les morts et les vivants,
en dehors de la communion des Saints.

Tout ce qui est rapporté sur les manifestations des morts est légende,
en dehors de cette présence intérieure,
merveilleuse et profonde,
due à une communion à la même Source de Vie
entre les vivants et les morts,
dans le Christ Jésus.
Présence mystérieuse et active, cette communion nous pousse
à mieux aimer Dieu et nos frères
dans la réalité de la vie.

Quel abîme entre cette lumière intérieure
et les billevesées de manifestations matérielles
empreintes de crainte et d’infantilisme.

Mais la réalité de notre foi va bien au-delà
de ce désir morbide d’évoquer les morts et les saints.
Tous ces êtres chers que nous aimons
et qui sont morts
nous sont bien plus proches que durant leur vie terrestre,
plongés qu’ils sont dans Celui
qui se donne pour la Vie Eternelle :
« Je suis la Vie »,
qui se donne aussi pour la Lumière :
« Je suis la Lumière du monde. »

Dans la parabole de Lazare et du mauvais riche,
le cœur de Jésus va droit, tout droit
aux « Lazare » de tous les temps.
Ce sont eux qu’Il aime et qu’Il défend,
tous les pauvres du monde.

Ce qu’Il déteste, au fond,
c’est cet esprit égoïste
qui nous fait accaparer les biens du Père pour nous tout seul.

Nos frères crèvent de nudité et de faim à notre porte…
Cela Jésus le déteste,
justement parce que nous sommes tous frères.
Nulle part dans son Evangile Il ne menace si fort de l’enfer
que lorsqu’il s’adresse à ceux qui,
sans cœur, sans entrailles,
refusent le pain à leur frères malheureux.

L’Evangile n’est pas une équation résolue,
mais c’est la Bonne Nouvelle de l’Amour
à réaliser.

 

 

 

 

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