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jeudi, 31 janvier 2008
LA LUMIERE
Remarquons que cette leçon de choses s’adresse aux disciples, au cercle large des Douze et de ceux qui ont choisi de suivre Jésus. Elle a bien sûr un sens spirituel plus large que la logique domestique. L’image est belle, par exemple, est pour illustrer le combat spirituel. Nous peinons dans notre combat contre la tentation en oubliant souvent que le combat est difficile tant que nous sommes complices avec notre ennemi. La lumière, qui n’a aucun point commun avec les ténèbres, remporte une victoire instantanée sur elles. Dès que la lampe est allumée, il ne fait plus sombre.
Pour peu, bien entendu, que l’on mettre la lampe en situation d’illuminer la pièce. Jésus ne pose jamais de question en vain. En nous rappelant cette vérité simple, il cherche certainement à nous rappeler que la lumière de notre baptême n’a pas place sous le lit des idéologies ni sous le boisseau des pressions sociales. Être chrétien est plus qu’un engagement, c’est un devoir pour que la lumière éclaire le monde où nous vivons.
Cette question si simple contient en outre un détail étrange : « est-ce que la lampe vient », demande Jésus. Or, une lampe ne vient pas, elle est amenée. Jésus, lui, vient parmi nous. Il est la lumière du monde. Voilà curieusement imagé le mystère de l’Incarnation. Jésus humblement comparé à un objet de notre quotidien, lui, la source de la lumière sur notre quotidien. Il est vrai que parmi ses contemporains, beaucoup l’ont vu et peu l’ont reconnu. Il est vrai que dans nos quotidiens, nous manquons par aveuglement beaucoup de rendez-vous avec lui.
De là les avertissements qui suivent. Être parmi les disciples n’est pas une garantie. « Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ». L’enseignement donné par Dieu est donné à tous et pour tous. Il n’est pas fait pour être tenu secret. Mais l’avoir reçu n’est pas une garantie de salut car tout dépend de la qualité de l’écoute, tout dépend de l’attitude intérieure de celui qui écoute. Les exemples sont nombreux dans l’évangile. Hérode entend parler de Jésus mais le confond avec le Baptiste ; la femme souffrant de pertes de sang entend l’enseignement de Jésus et reçoit le salut. Jésus met donc en garde ses disciples, dans la même inspiration que la parabole du semeur. Il ne suffit pas d’être disciple, il faut surtout être une terre fertile et accueillante au don de Dieu.
« Faites attention à ce que vous entendez ! » insiste Jésus. Nous devons donc nous laisser ébranler par cette image de la lampe. Elle s’adresse bien à nous et il nous faut absolument éviter de regarder les disciples d’un peu haut, nous qui avons la connaissance et l’expérience du Christ ressuscité, contrairement aux disciples qui écoutaient Jésus ce jour-là. Eux en effet avaient à découvrir un Dieu paradoxal, l’infini qui se faisait connaître par le visage fini de Jésus, le maître de la vie qui se laissait emporter par la mort. Mais notre expérience n’est pas différente ! La résurrection n’enlève pas le poids de la mort dans nos vies, sa victoire définitive n’atténue pas les combats que nous avons encore à mener. Notre Dieu se fait toujours connaître à ses disciples par une voie qui les déconcerte, qui les dérange. Il nous faut donc être grandement vigilants à ce qu’il nous enseigne jour après jour. En accueillant docilement sa parole, nous comprendrons la joie et la douceur de ce qu’il nous annonce : « celui qui a, recevra encore », celui qui a reçu la vie du ressuscité par son baptême, recevra encore la joie de Pâques, la joie parfaite que donne la vie dans la plénitude de l’Esprit.
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mercredi, 30 janvier 2008
LA BONTE

Recevoir un don nous conduit à en faire un à notre tour. Si l'on peut faire sentir à l'autre qu'il peut répéter ce geste, alors il sera reproduit à l'infini.
Imaginez le paradis sue ce serait.
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mardi, 29 janvier 2008
OUVRE-MOI
Et si je dois pleurer,
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lundi, 28 janvier 2008
Joseph Freinademetz (1852-1908)

Joseph Freinademetz est né le 15 avril 1852 à Oies, un hameau de 5 maisons dans les Alpes dolomitiques au Nord de l'Italie. Joseph reçut le baptême le jour même de sa naissance. Il hérita de sa famille une foi simple mais tenace et une grande capacité de travail.
Pendant que Joseph étudiait la théologie au Séminaire diocésain de Bressanone, il commença à penser sérieusement aux missions étrangères comme un chemin de vie possible. Ordonné prêtre le 25 Juillet 1875, il fut nommé pour la communauté S. Martino di Badia, une paroisse près de chez lui, où très vite il gagna les cœurs des gens. Cependant, l'appel au service missionnaire ne le quittait pas. Seulement deux ans après son ordination, il entra en contact avec le Père Arnold Janssen, fondateur d'une maison missionnaire, que deviendra bientôt officiellement la Société du Verbe Divin.
En Août 1878, avec la permission de son Évêque, Joseph entre dans la Maison de Mission à Steyl en Hollande. Le 2 mars 1879, il reçoit sa croix missionnaire et part pour la Chine avec le Père Jean Baptiste Anzer, un autre missionnaire du Verbe Divin. Après un voyage de cinq semaines, ils arrivent à Hongkong où ils restent pour deux ans et se préparant pour l'étape suivante. En 1881, ils partent pour leur nouvelle mission au Sud Shantung, une province de 12 millions d'habitants avec seulement 158 Chrétiens.
Les deux années suivantes furent dures, marquées par des voyages longs et ardus, avec les assauts des bandits, et consacrées spécialement au travail difficile de former les premières communautés chrétiennes. Aussi, à peine qu'une communauté a été formée, une instruction de la part de l'Évêque pouvait lui demander de la quitter pour fonder ailleurs une nouvelle.
Très tôt, Joseph comprendra l'importance des laïcs, en particulier des catéchistes, dans la première évangélisation. Il consacra une grande partie de ses forces à leur formation et prépara un manuel catéchétique en langue chinoise. En même temps, avec Anzer qui devint évêque, il investit un grand effort dans la préparation spirituelle et la formation permanente des prêtres chinois et des missionnaires.
Toute sa vie était tellement caractérisée par l'effort de se faire un chinois parmi les chinois, qu'il pouvait écrire à sa famille : «J'aime la Chine et les Chinois. Je ne veux que mourir parmi eux et être enterré au milieu d'eux».
En 1898, Joseph Freinademetz souffrait de laryngite et il ressentait les premiers symptômes de tuberculose comme conséquence de la surcharge de travail et de beaucoup de privations. Sur l'insistance de l'Évêque et d'autres prêtres, il partit pour quelque temps au Japon pour se reposer, dans l'espoir de retrouver sa santé. Il retourna en Chine quelque peu rétabli, mais pas complètement guéri.
A la fin de 1907, pendant qu'il était Administrateur diocésain pour la sixième fois, il y eut une épidémie de typhus. Joseph, offrant comme bon pasteur sans cesse son assistance, visitait plusieurs communautés jusqu'à en être lui-même infecté. Il se rendit à Taikia, le siège du diocèse, où il mourut le 28 janvier 1908. Il a été enterré sous la 12 station du «Chemin de la Croix» et son tombeau deviendra très vite un lieu de pèlerinage pour les chrétiens.
Joseph Freinademetz a su découvrir la grandeur et la beauté de la culture chinoise et aimer profondément le peuple auquel il a été envoyé. Il a consacré sa vie à proclamer l'évangile de l'amour que Dieu a pour tous les peuples, et à incarner cet amour dans la communion des communautés chrétiennes chinoises. Il a appris à ces communautés à s'ouvrir à la solidarité avec tout le peuple chinois. Et il a encouragé beaucoup de chrétiens chinois à devenir missionnaires auprès de leur peuple, comme catéchistes, religieux, religieuses et prêtres. Toute sa vie a été l'expression de ce qu'il avait écrit une fois : «L'amour est le seul langage que tous les peuples comprennent».
Homélie du Pape Jean-Paul II
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SAINT THOMAS D' AQUIN
Théologien et philosophe italien. Né dans la région de Naples, Thomas, fils du comte d'Aquin, fut confié dès l'âge de cinq ans aux bénédictins du Mont-Cassin. Il aurait sans doute pu faire une belle carrière ecclésiastique s'il n'avait décidé, vers l'âge de dix-huit ans, d'entrer chez les Frères prêcheurs, ordre récemment fondé par saint Dominique. C'était choisir la pauvreté, une vie consacrée à la prière, à l'étude et à la prédication.
Après avoir surmonté l'opposition familiale, il rejoint Cologne puis Paris, où il étudie sous la direction d'Albert le Grand. Cet illustre théologien allemand, dont l'appétit de lecture a pu servir de modèle au personnage de Pantagruel, a montré au jeune frère Thomas tout ce que la pensée chrétienne pouvait et devait retenir des philosophies grecque et arabe.
Dès lors, la vie de Thomas va se confondre avec son œuvre et son enseignement, à Paris, puis à Rome et à Naples. Sa formation le vouait à combattre sur deux fronts: d'une part, contre les augustiniens, les disciples de saint Augustin, pour qui la philosophie gréco-arabe introduisait le paganisme dans la pensée chrétienne; de l'autre, contre les averroïstes, pour qui la philosophie s'identifiait avec les positions du célèbre philosophe arabe Averroès. Sa connaissance de la théologie grecque l'avait fait choisir comme expert pour le concile de Lyon, au cours duquel devait être tenté un rapprochement avec l'Eglise d'Orient; mais il mourut lors du voyage qui devait l'y conduire, en 1274.
Foi et intelligence
La pensée de Thomas d'Aquin se caractérise par une mise en question des présupposés philosophiques qui seront appelés modernes à partir du XIV e siècle. Pour lui, l'acte de celui qui connaît a pour terme le réel, même si la connaissance n'assimile que certains aspects sensibles ou intelligibles de celui-ci. La brebis qui fuit le loup ne fuit pas une couleur ou une odeur mais son ennemi de nature. La connaissance sensible nous apporte donc, déjà, au-delà de l'apparence, un véritable contact avec le réel. De plus, elle doit nous révéler des éléments universels et nécessaires, car tous les loups sont dangereux pour les brebis, et cela ne peut être autrement. Si la science seule contient des affirmations universelles et nécessaires, elle ne peut le faire qu'à partir de la sensation et de l'expérience, et parce que le sensible est déjà organisé, c'est-à-dire virtuellement intelligible. Ainsi ce qui est connu se trouve-t-il réellement - quoique spirituellement - dans l'âme qui le connaît.
La sagesse et la théologie
L'intelligence est donc à la fois active et passive. Passive, car si elle modifiait ce qu'elle connaît, elle tomberait dans l'erreur. La démonstration doit partir d'affirmations qui sont issues du réel. Mais l'intelligence est aussi active, car elle doit - et c'est l'étape majeure de l'abstraction - tirer l'intelligible du sensible, qui ne le contient que virtuellement. Cette abstraction permet de s'élever, à partir de l'expérience, à la science et à la sagesse. Comme la science, la sagesse est démonstrative. Mais ce qu'elle a de plus, c'est qu'elle examine les points de départ de la démonstration, soit par simple intuition, soit par mise en contradiction des opinions adverses, soit par référence à la révélation divine. Il y a donc une sagesse naturelle ou philosophique, et une sagesse fondée sur la foi. On peut s'étonner que la théologie soit une science, puisqu'elle part non d'affirmations évidentes, mais de la foi. Cependant la théologie n'est une science que parce qu'elle s'appuie non simplement sur la foi, mais sur la science divine qui se révèle en celle-ci.
Le contenu de la foi
La foi n'est pas en effet une décision arbitraire en faveur d'opinions probables ou rassurantes, mais la réponse obligatoire de l'homme à l'acte par lequel Dieu se révèle à lui. Son contenu ne saurait être probable ou attrayant, car il dépasse les capacités naturelles de l'homme et ne peut être accepté qu'en raison de la confiance que celui-ci, mû par un attrait surnaturel, met en Dieu. En revanche, cette confiance n'est pas facultative, car la raison peut démontrer que Dieu existe, qu'il se révèle dans la Bible. La confiance mise en cet enseignement, parce qu'elle repose sur des préalables rationnels, n'est donc pas un acte de légèreté: croire est essentiellement un acte intellectuel, mais où la confiance en Dieu, volontaire et réfléchie, tient lieu de démonstration. Le contenu de la foi est donc intelligible et exprimé en termes conceptuels par la parole à la fois divine et humaine de la révélation. Mais, comme toute connaissance a pour terme le réel, la foi et la philosophie visent le même Dieu et ne sauraient se contredire.
La simplicité de Dieu
Lorsque la pensée s'élève de la considération des êtres sensibles à celle de Dieu, notamment par l'une des cinq voies qui permettent de prouver son existence, il lui est manifeste que Dieu est absolument nécessaire, qu'il est un acte pur et absolument simple. Comme l'avait affirmé Aristote, Dieu est une intelligence qui ne fait qu'un avec son objet, un bien absolu qui met l'Univers en mouvement en attirant tout à lui. Parce que Dieu est absolument simple, ses attributs ne se distinguent que par la raison.
Dieu, cause de l'existence de l'Univers
Cependant, Dieu n'est pas seulement le moteur de l'Univers, il en est le créateur: l'Univers est produit par une action de Dieu, qui a la particularité de ne pas supposer de matériau préexistant. Thomas d'Aquin, dépassant consciemment Aristote, prétend démontrer rationnellement que Dieu est cause de l'existence de l'Univers, et non seulement de son organisation. De plus, Dieu est cause libre, parce qu'il est intelligent et n'est pas déterminé par un être supérieur à lui.
La création
Seule l'affirmation d'un commencement temporel du monde relève proprement de la foi, car ce commencement est une étape dans l'histoire de l'amour de Dieu pour l'homme. L'affirmation de la création est au centre de la pensée de saint Thomas d'Aquin. Philosophiquement, elle implique qu'exister est un acte - le premier des actes - qui a sa source ultime dans la volonté amoureuse de Dieu. Théologiquement, la rédemption s'articule sur la création, dont elle est l'achèvement, contrairement à la vision augustinienne, où Dieu ne fait qu'extraire quelques-uns de la masse de perdition. Spirituellement, la charité - amitié de l'homme pour Dieu - se fonde sur la considération de l'amour que Dieu a pour nous et dont notre simple existence est le témoignage constant.
La liberté et la grâce
L'ingratitude non moins constante de l'homme à l'égard de ce témoignage rend nécessaire la rédemption, ou libération à l'égard du péché. Mais si Dieu s'est servi, pour libérer l'homme, du péché qui l'avait asservi et notamment de l'horrible crime par lequel la sagesse incarnée a été clouée sur la Croix, le salut de l'homme ne se réduit pas à une réponse au péché. La sagesse de Dieu, qui avait créé l'Univers, éclaire l'intelligence de l'homme et attire sa volonté vers Dieu. Malgré le refus de l'homme et grâce à la miséricorde de Dieu, la création est portée à son achèvement: la transformation de l'homme en Dieu, dont le moyen ultime sera le sacrement de l'eucharistie. On voit que si l'homme ne peut être sauvé que par Dieu, encore doit-il accepter ce salut et aimer délibérément son créateur. C'est pourquoi ceux qui ne sont pas «élus» pour être sauvés en gardent toute la responsabilité: pour Thomas d'Aquin, la cause première du manquement à la grâce vient de nous. La conception thomiste de la liberté et de la grâce, parfois déformée par les commentateurs, sera remise en cause par les théologiens jésuites au XVI e siècle.
L'humanisme chrétien
Le théologien veut ainsi accorder à la nature toute la valeur et toute la consistance que doit avoir une œuvre de Dieu, témoignant de son amour et de sa sagesse. En cela, il s'oppose aux cathares et s'attache fermement à la loi mosaïque, au moment où les artistes catholiques, redécouvrant la sculpture, cherchent à donner une représentation plus réaliste de l'être humain. Car c'est de la nature humaine, au premier chef, qu'il s'agit d'affirmer la réalité et la bonté originelle, le péché qui la pervertit n'étant qu'une réalité accidentelle.
L'unité de l'homme
D'où la vigoureuse affirmation de l'unité de l'homme. L'âme et le corps ne sont pas deux choses, mais deux parties d'une même chose: l'homme. Encore le corps n'est-il un corps humain que grâce à l'âme qui l'organise comme tel. Thomas d'Aquin rejette également toute division de l'âme: c'est l'intelligence qui est la «forme» du corps, et c'est pourquoi, privée du corps par la mort, l'âme garde une tendance à informer un corps que Dieu seul peut satisfaire par la résurrection. L'immortalité de l'âme est ainsi philosophiquement démontrable, mais la mort corporelle, châtiment du péché, est un état contre-nature où l'homme est mutilé d'une partie essentielle de lui-même. On comprend pourquoi Thomas d'Aquin, reconnaissant toute sa place à l'animalité dans l'homme, fait de la connaissance sensible le point de départ de toute connaissance humaine.
Les vertus
Or l'homme, animal intelligent, a pour caractère propre de devoir être perfectionné par l'éducation. Il ne mène une vie vraiment humaine que par la culture, son intelligence ne pouvant se développer que par le langage et dans la société. Cette culture témoigne de sa destination à la sagesse et lui permet d'acquérir les vertus. Du point de vue de l'individu, la culture peut s'identifier à l'acquisition des vertus intellectuelles et morales. Mais, cet apprentissage n'étant possible que grâce à autrui, la civilisation est une œuvre commune qui se manifeste par la vie économique et, surtout, par la vie politique. Celles-ci, comme l'ont bien compris Platon et Aristote, doivent être entièrement soumises à la morale, laquelle est elle-même dominée par la vocation profonde de l'homme à s'assimiler à la sagesse éternelle.
La charité
C'est le sens de la thèse: la charité forme des vertus. Toute la valeur de notre existence tient dans la capacité de nos décisions à nous rapprocher du souverain bien, qui est Dieu. L'attrait naturel de tout être vers Dieu ne trouve cependant sa parfaite satisfaction que dans la charité, amitié personnelle, d'ordre surnaturel (théologal), de l'homme pour Dieu. Est-ce à dire que les incroyants sont immoraux? Le refus de la révélation est immoral parce que irrationnel, mais la simple ignorance n'est pas coupable, et l'obéissance au bien tel que le définit la raison peut alors être considérée comme un acte de charité implicite. Ainsi, la morale de l'amour, loin de condamner les passions, cherche à mettre l'homme dans un état vertueux où ses passions comme ses actions attesteront qu'il est à l'image de Dieu autant par sa nature intelligente que par sa réponse habituelle à l'attrait du bien.
Face à une pensée moderne pour laquelle l'homme n'est pas capable d'atteindre le vrai et le bien absolus, les thomistes nous invitent aujourd'hui à réhabiliter l'homme en Dieu.
Postérité de Thomas d'Aquin
La limpidité et la rigueur du discours de saint Thomas contrastent avec la confusion et l'obscurité des opinions qui lui sont attribuées par ses partisans ou par ses adversaires. Malgré les efforts du courant néothomiste et l'impact politique considérable de l'idéal «personnaliste», énoncé par le thomiste français Jacques Maritain en 1934, la pensée de Thomas d'Aquin, trahie par ses commentateurs, falsifiée par ses détracteurs, reste encore, pour beaucoup, à découvrir.
Ses oeuvres
- 1256-1259 De la vérité
- 1258-1264 Somme contre les gentils.
- 1259-1268 De la puissance de Dieu.
- 1266-1273 Somme de théologie
- 1269-1272 Des vertus.
- (non daté) De l'âme
- (non daté) Du mal
09:41 Publié dans Sanctoral | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, foi, prières
samedi, 26 janvier 2008
L'HUMILITE
15:28 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, foi, prières
vendredi, 25 janvier 2008
SUIVRE LE CHRIST

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Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière " Dans notre vie la lumière à jailli. C'est Dieu qui est venu à notre rencontre en prenant notre humanité. Nous étions dans les té"nèbres et Dieu est venu nous apporter cette "grande lumière". Cettte grand lumière est là pour nous éclairer afin de changer notre "conduite". Devant cette lumière nous ne pouvons que changer notre vie. Cette lumière éclaire notre route afin d'éviter les obstacles. Pour cela il nous faut la suivre car elle nous guide. Cette lumière nous permet de reconnaître les zones d'ombres qui sont en nous et à les changer afin que nous aussi nous soyons cette lumière qui éclaire nos frères. Pour cela il faut regarder devant nous afin de la suivre san nous égarer. C'est un appel à une conversion de nous-mêmes pour marcher devant nos frères.Josiane |
21:01 Publié dans Méditations personnelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, foi, prières
jeudi, 24 janvier 2008
De l'épreuve à la beauté
| Un obstacle pour notre abandon à Dieu est la présence de la souffrance, dans notre propre vie comme dans le monde qui nous entoure. Même pour ceux qui s'abandonnent à lui, Dieu permet des souffrances, il les laisse manquer de façon parfois douloureuse de certaines choses. Dans quelle pauvreté n'a pas vécu la famille de la petite Bernadette de Lourdes ! N'est-ce pas un démenti de la Parole de l'Évangile ? Non, car le Seigneur peut nous laisser manquer de certaines choses, jugées parfois indispensables aux yeux du monde, mais il ne nous laissera jamais privés de l'essentiel : de sa présence, de sa paix et de tout ce qui est nécessaire pour la pleine réalisation de notre vie selon ses projets sur nous. Espérer contre toute espérance Nous devons être convaincus, si nous voulons aller jusqu'au bout de notre foi chrétienne, que Dieu est assez bon et assez puissant pour utiliser tout mal, quel qu'il soit, toute souffrance, aussi absurde et inutile qu'elle paraisse, en notre faveur. Le mal est un mystère, un scandale, et il le restera toujours. Il faut faire ce qui est possible pour l'éliminer, pour soulager la souffrance, mais il reste toujours présent dans notre histoire personnelle et dans celle du monde. À certains moments de sa vie, le chrétien sera donc nécessairement convié à croire contre les apparences, à " espérer contre toute espérance " (Rm 4, 18). Il y a inévitablement des circonstances où nous ne pouvons pas comprendre le pourquoi de l'agir de Dieu. Car ce n'est plus la sagesse des hommes, une sagesse à notre portée, compréhensible, explicable par l'intelligence humaine, mais la Sagesse divine, mystérieuse et incompréhensible, qui intervient alors. Un cœur "liquide" Nous sommes encore plus touchés et préoccupés par la souffrance d'un ami, d'un enfant, que par la nôtre propre. Combien de parents se laissent ronger par le souci causé par un problème concernant l'un de leurs enfants ? Le Seigneur nous invite cependant, dans ces cas-là aussi, à ne pas perdre notre paix intérieure. Notre douleur est légitime, mais qu'elle reste paisible. Il nous faut savoir distinguer entre ce que l'on pourrait appeler la vraie et la fausse compassion. Il est certain que plus nous avançons dans la vie chrétienne, plus notre compassion grandit. Alors que nous sommes naturellement si durs et indifférents, le spectacle de la misère du monde, la souffrance de leurs frères arrachent des larmes aux saints, dont l'intimité avec Jésus a rendu le cœur "liquide", selon l'expression du Curé d'Ars. Mais la compassion des saints, si elle est profonde et prompte à épouser toute misère et à venir la soulager, est cependant toujours douce, paisible et confiante. Elle est un fruit de l'Esprit. Alors que notre compassion à nous est souvent inquiète et troublée. Nous avons une manière de nous impliquer dans la souffrance de l'autre qui n'est pas toujours juste, qui procède parfois plus de l'amour-propre que d'un amour véritable de l'autre. Dieu aime ton enfant mieux que toi ! Une chose est certaine : Dieu aime infiniment plus que nous tous nos proches, et infiniment mieux. Il désire que nous croyions à cet amour, et que nous sachions aussi abandonner les êtres qui nous sont chers entre Ses mains. Et cela sera souvent beaucoup plus efficace pour les aider ! Nos frères et sœurs qui souffrent ont besoin autour d'eux de personnes paisibles, confiantes et joyeuses. Notre fausse compassion ne fait souvent qu'ajouter une tristesse à une autre, un désarroi à un autre. J'ai souvent vu des cas où une personne est dans l'épreuve, mais elle vit mieux cette épreuve que son entourage qui s'agite et s'inquiète ! Je ne dis pas qu'il ne faille pas accompagner par une prière persévérante les personnes qui souffrent et demander leur guérison, ni faire tout ce qui est humainement et spirituellement possible pour l'obtenir. C'est un devoir de le faire, bien sûr. Mais dans un climat de paix et d'abandon confiant entre les mains de Dieu. En toute personne qui souffre, il y a Jésus Jésus a pris notre chair, il a réellement pris sur lui nos souffrances, et en toute personne qui souffre, il y a Jésus qui souffre : " Tout ce que vous avez fait à l'un de ces petits, c'est à Moi que vous l'avez fait " (Mt 25, 40). Ces paroles de Jésus nous appellent à nous employer de toutes nos forces à soulager la souffrance, mais aussi à porter sur elle un regard d'espérance. Dans toute souffrance, il y a un germe de vie et de résurrection, puisqu'il y a Jésus en personne. Si, face à une personne qui souffre, nous avons cette conviction que c'est Jésus qui souffre en elle, qui, en elle, complète ce qui manque à sa Passion, pour parler comme saint Paul, comment être désespéré devant cette souffrance ? Le Christ n'est-il pas ressuscité ? Sa Passion n'est-elle pas rédemptrice ? " Ne vous affligez pas comme ceux qui sont sans espérance ! " (1Th 4, 13). Choisir ou subir ? Il n'est pas difficile de consentir à ce que nous percevons comme bon, gratifiant, positif. C'est plus ardu quand il s'agit de difficultés et de souffrances de tous ordres. Il ne s'agit pas de devenir passif, mais il y a bien des situations que nous ne pouvons pas maîtriser, et donc une multitude d'évènements contraires à nos prévisions, à nos aspirations, à nos désirs, qui se produisent et que nous sommes bien obligés d'accepter. Ce qui me semble important, c'est de ne pas se contenter de les accepter en maugréant, mais d'y consentir vraiment. Non les subir, mais en certain sens les " choisir ", même si de fait il n'y a pas le choix, et c'est bien ce qui nous contrarie ! Choisir signifie ici poser un acte de notre liberté qui nous fait non seulement nous résigner, mais aussi accueillir positivement la chose. Si nous avons assez de foi en Dieu pour croire qu'il est capable de tirer un bien de tout ce qui nous arrive, il le fera. La souffrance que je refuse me fait mal Quand nous sommes dans une situation de souffrance, ce qui nous fait le plus mal, c'est moins la souffrance en tant que telle que notre refus de cette souffrance. À la douleur elle-même, nous ajoutons en effet un autre tourment : celui de notre refus, de notre révolte, du ressentiment, des inquiétudes que cette souffrance provoque en nous. Il y a en nous comme une tension faite de raidissement, de non-acceptation de la souffrance, qui ne fait qu'augmenter celle-ci. Une souffrance paisible n'est plus une souffrance, disait le Curé d'Ars. Quand une douleur nous atteint, il est évidemment normal d'y remédier autant que possible. Mais il y aura toujours des souffrances sans remèdes, il convient alors de s'efforcer de les accepter paisiblement. Ce n'est pas du masochisme ou du dolorisme, c'est tout le contraire ! Dans l'adhésion à la souffrance, nous trouvons une force. L'Écriture ne parle-t-elle pas du " pain des larmes " (Ps 80, 6) ? Dieu est fidèle et donne toujours la force nécessaire pour assumer, jour après jour, ce qui est lourd et difficile dans notre vie. Si nous l'accueillons dans la confiance et la paix, la souffrance nous fait grandir, elle nous éduque, nous purifie, nous apprend à aimer de manière désintéressée, nous rend pauvres, humbles, doux et compatissants avec le prochain. Gardons dans notre cœur les paroles de saint Paul (2 Co 5, 17) qui nous assure que " la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle
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mercredi, 23 janvier 2008
PRIEZ ET AIMEZ
La prière est une réalité toute simple et souvent toute pauvre. C'est par l'Esprit Saint qu'on prie. On fait silence et l'Esprit-Saint entre en nous." C'est ce que frère Roger pensait de la prière.
Tu tires la corde avec force et persévérance.
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lundi, 21 janvier 2008
LA PAIX
| La paix commence toujours par un sourire |
17:07 Publié dans Poème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, foi, prières











