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samedi, 16 février 2008

LA FAMILLE REMEDE A LA VIOLENCE

Prier en famille
Pour que la famille soit un rempart contre la violence, il paraît nécessaire de faire face à ses différents aspects. La violence est un désordre, une dysharmonie. Le  monde est déboussolé. Il a perdu le nord, plutôt son Orient : il est désorienté. Pour  le sortir de la violence, il faut le réorienter. Et cela commence dans la famille, qu'il faut, dans ce but, orienter vers sa vraie fin qui est la béatitude céleste : autrement la communion d'ici-bas nous prépare à la communion éternelle.
Une famille bien orientée, comme une personne bien orientée, est une famille qui  sait que sa destinée est éternelle. Son but, c'est le ciel, c'est de réaliser cette grande famille que nous appelons la communion des saints. Or ce projet qui ne se réalisera parfaitement qu'au retour du Christ, il nous est donné de le mettre déjà en oeuvre. le Royaume est au milieu de vous, annonce Jésus dès le début de sa prédication. C'est la communion de ces cellules vivantes qui fera le tissu vivant de la société dont la vocation est d'être une communauté de communautés. Chacune de ces cellules vivantes  de ce corps vivant réalise, à sa taille et à sa portée, ce qui est le but final de toute la famille humaine : vivre ensemble dans l'harmonie. Il ne faut pas perdre de vue ce but et il faut bâtir toute la vie de sa famille dans cette perspective. Cette bonne orientation de la famille et de chaque personne trouve son expression privilégiée dans la prière en famille. On ne saurait trop insister sur son importance. La prière tourne vers Dieu. Elle oriente toute la famille vers ce qui est son but ultime. Un but qu'elle met en oeuvre par sa vie même, sa vie de famille ! C'est le moment où on se tourne vers le Créateur qui est aussi un Père pour lui remettre la vie de chacun de ses enfants, où on lui demande de conduire chacun, tous ensemble, dans le bon sens et de montrer le chemin.
Dans ce moment de silence devant Dieu, quand on reprend un parole simple de l'Écriture, quand on reprend les paroles de l'ange à Marie, ou quand on redit la prière que le Seigneur nous a commandé de dire, on peut dire qu'on fait une oeuvre de reconstruction du monde. Voilà précisément ce que le monde à oublié, et ce qu'il refuse : orienter toute sa vie vers Dieu. La famille, cette petite Église, est le premier lieu de la célébration de la Gloire de Dieu.
On ne saurait mener à bien cette oeuvre sans la force de Dieu, sans son intervention, car la violence est partout tapie, prête à bondir et à tout casser. Bienheureux les doux, ils auront la terre en héritage, a dit Jésus.
Apprendre à aimer.
Pour faire face à la haine qui règne dans le monde, il faut tout mettre en oeuvre pour faire de la famille un lieu où l'on s'aime. On devrait pouvoir écrire à la porte de chaque famille : Ici on s'aime. Ce devrait être une banalité de dire que les liens familiaux qui unissent l'époux et l'épouse, les enfants et leurs parents, les parents et leurs enfants sont fondés sur l'amour. Mais nous savons bien que ce n'est pas toujours vrai. A quoi cela tient-il ?  Comment se fait-il que l'amour ne règne pas toujours dans les familles ? Il semble que fondamentalement cela vient de ce que l'on a oublié qu'aimer procède d'un commandement. Aujourd'hui on conçoit l'amour comme quelque chose qui coule de source, quelque chose de spontanée, naturel et automatique. C'est une grave erreur.
C'est ce que nous disons aux fiancés que nous préparons au mariage : vous vous aimez ,c'est bien !  mais le plus probable c'est que  vous aimez qu'on vous aime. En aimant l'autre, c'est vous que vous aimez. Certes, c'est un bon début, sans doute nécessaire. Mais si vous continuez dans cette ligne, vous allez lentement dériver, chacun s'aimant soi-même plus que l'autre. Peu à peu en ne trouvant plus l'autre aussi disponible qu'aux  premiers  jours, l'amour va s'affaiblir. Puis, dans un dégradé impitoyable, il va virer à l'indifférence, de l'indifférence au mépris, du mépris au conflit, du conflit à la haine  et de la haine à la violence.
Chacun , en soi et en famille, doit sans cesse se rappeler que si le Seigneur à donner l'amour comme commandement, ce n'est pas par hasard et ce n'est pas facultatif.
Mon commandement est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés.(Jean 15,12) Si c'était simple et facile, il ne serait pas nécessaire d'en faire un commandement. Il suffirait de dire : suivez votre pente, laissez-vous aller à ce qui chez vous est spontané : aimer. Mais il n'en est pas ainsi. Il faut apprendre à aimer. La famille est le lieu par excellence qui nous est donné pour apprendre à aimer.
La famille est une école de l'amour.  Cela ne vient pas tout seul. C'est même extrêmement difficile. Cela implique une disposition intérieure vraiment spirituelle. Aimer l'autre pour lui-même, tel qu'il devient avec l'âge, tel qu'il évolue dans son caractère et dans ses convictions.    Aimer l'autre tel qu'il est, comme j'attends moi-même d'être aimer pour moi-même. Voilà encore un autre commandement du Seigneur :  Aimer les autres comme soi-même,  c'est-à-dire, aimer les autres non pas comme je m'aime  moi-même, ce qui serait de l'égoïsme, mais aimer l'autre de la façon dont je veux être aimer  moi-même. Pour cela une seule solution : aimer l'autre comme un don reçu de Dieu. Voilà ke prix à payer pour que la violence que chacun porte en lui ne se déchaîne pas, mais qu'elle soit au contraire transformée en valeurs positives
Alain QUILICI o.p.

Commentaires

Bonsoir Josiane,
Toujours en pensée avec vous, je vous souhaite à tous les deux un très bon dimanche, et vous embrasse bien amicalement,
Pierre

Ecrit par : Pierre | samedi, 16 février 2008

Merci Pierre. Moi aussi je pense souvent à vous. Bopn week end à toi et à Yvonne. Je vous embasse tous les deux. Josiane

Ecrit par : Josiane | vendredi, 22 février 2008

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