« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »

vendredi, 29 février 2008

La guérison de l’aveugle-né.

1834866957.jpg

guérison de l’aveugle-né est l’exemple type du cheminement qui conduit à la conversion – à la « manifestation de Dieu » – et cela grâce aux différentes étapes clairement mentionnées. Au point de départ, il y a un acte de « confiance » : ce handicapé de naissance se laisse toucher par Jésus qui lui met de la boue dans les yeux, elle-même le résultat de sa salive mélangée à la terre ! Ensuite, l’aveugle « obéit » à la Parole du Christ et va se laver à « la piscine de Siloé ». Un premier résultat s’opère : « Quand il revint, il voyait. » La guérison de l’âme va suivre celle de la vue grâce à son « témoignage » à l’égard des pharisiens qui le pressent de questions. Il leur répondit en s’engageant : « Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Insulté puis jeté dehors, Jésus vient à sa rencontre et le convoque à un acte de foi définitif : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il lui dit : « Je crois, Seigneur. » Alors il se « prosterna » devant Jésus. C’est bien à ce niveau de guérison que Jésus voulait en venir, celui de la lumière de la foi qui permet d’être libéré de son péché, c'est-à-dire de tout repli sur soi-même.

La lumière spirituelle a donc jailli chez cet aveugle en raison même de sa confiance, de son obéissance, de son témoignage et de sa foi. Que ce temps de Carême nous conduise sur le même chemin de conversion.

Extrait de Feu et Lumière de Mars 2008 (n° 270)

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie

 

PRIERE POUR LE CARËME

1433367990.jpg

 

 

 

 

 

 

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ; en te désirant, de te chercher ; en te cherchant, de te trouver ; en te trouvant, de t’aimer ; et en t’aimant, de racheter mes fautes ; et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de ton amour. Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité. Toi qui es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur, pour y répandre la douceur d’esprit. Donne-moi, Père très bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.

Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé, donne-moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres.

Saint Anselme (1033-1109), Oratio X

jeudi, 28 février 2008

LES DIFFERENTS ASPECTS DE LOURDES

702614920.jpg

 

 

 

 

 

 

Cinq millions de visiteurs par an à Lourdes ! Quelle attraction immense génère ce lieu !
Quatre aspects m'ont toujours frappé : l'eau, le toucher, le rocher et la lumière.
Les gens vont vers Jésus pour en recevoir l'eau vive, à l'image de la Samaritaine dans l'Évangile de Jean. Dans la Bible, l'eau est à la fois destructrice et source de vie. On n'en manque pas d'exemples actuellement avec la sécheresse, les inondations... Nous avons besoin d'eau pour vivre, même si cette eau peut parfois nous tuer. Nous venons à Lourdes pour son eau apaisante et réparatrice. Quand la Vierge apparaît à Bernadette et lui dit de fouiller le sol, une source naît !  cette fameuse source où est immergé celui qui veut guérir. J'ai plongé deux fois dans cette eau glaciale de purification.
Un autre aspect, c'est le toucher. Dans les Évangiles, Jésus touche les malades, et les gens veulent le toucher aussi. J'aime tellement bénir les pèlerins à Lourdes, il y a tant de malades, de pauvres, de quémandeurs de Dieu. Je bénis à en avoir une tendinite. J'en ai une, mais grâce à Dieu, au bras gauche !
Le troisième aspect, c'est le rocher. La Vierge est apparu au coeur d'un rocher. Le rcocher, c'est le Christ. Et le Christ, c'est la miséricorde divine. Je suis toujours très ému de voir la file interminable de croyants toucher ou embrasser le rocher. C'est une belle prière. C'est accueillir le Christ, force, vie et pardon, et ensuite se réconcilier par le sacrement de pénitence.
 Enfin, comment être indifférent aux milliers de lumières qui serpentent la nuit au cours de la procession? Inusable. Ce  parcours lumineux  où les voix chantant l'"Ave Maria" dans toutes les langues est une immense prière.
Personne ne peut passer à Lourdes sans se purifier, se poser des questions ou simplement s'émerveiller. N'oublions pas la plus belle prière de l'athée et de l'agnostique, c'est l'émerveillement.
GUY GILBERT (Rallumez le feu )

 

 

 

 

mercredi, 27 février 2008

ORAISON CONTEMPLATIVE

1659024997.jpg

 

 

 

 

Définition de la prière
Saint Thomas d'Aquin nous dit en citant Saint Jean d'Amascène, que "la prière est une élévation de l'âme" vers cet acte de la raison tendant vers le but de la charité, l'impulsion de la volonté, la volonté de charité (voluntas caritatis), la volonté d'amour. Le  moteur de la prière, c'est l'amour. C'est poussé par la charité que nous nous adonnons à la prière et celle-ci, en nous permettant de mieux comprendre notre propre misère et la bonté miséricordieuse de Dieu, nous pousse à la dévotion qui, au sens thomiste du terme est une vertu morale, c'est à dire le don total de soi à Dieu.
Pour être bonne, la prière, outre la charité, requiert la foi et l'humilté. La foi, par rapport à Dieu que nous prions parce que nous devons croire  qu'il est là à nous écouter, à nous aimer et qu'il est attentif à nos supplications ; l'humilité par rapport à nous qui  prions et qui reconnaissons notre pauvreté, notre indigence, notre impuissance.
Pour ste Thérèse d'Avila, la prière et particulièrement cette forme de prière qu'est l'oraison est et "n'est qu'un commerce intime d'amitié où l'on s'entretien souvent seul à seul avec Dieu dont on se sait aimé"
.
1) - c'est un commerce d'amitié avec Dieu  ce
'est-à-dire qu'un échange entre deux amours : celui que Dieu nous porte et celui que nous avons pour Lui ; c'est un échange libre avec le Dieu qui habite en nous.
2)- L'oraison est un commerce intime d'amitié où l'on s'entretient souvent seul à seul avec Dieu. L'amour a besoin d'intimité ; il a besoin d'un contact fréquent qui tend à devenit permanent. L'oraison reste un échange seul à seul avec Dieu qui vit en chacun.
3)- C'est un commerce d'amitié avec Dieu dont on se sait aimé C'est là qui le commerce d'amitié avec Dieu dans l'oraison diffère de la relation que l'on entretient avec un ami sur la terre. Dans le cas d'un ami, nous voyons cet ami que nous aimons, nous sentons son affection pour nous et la nôtre pour lui. Même très pure, l'amitié humaine se développe dans le plan naturel et affecte nos facultés humaines.
L'amour qui nous unit à Dieu est d'ordre surnaturel ; il il est de même natuyre que Dieu qui est Amour ; il dépasse nos facultés humaines. Seul la foi nous révèle ces réalités, mais sans dissiper le mystère qui le entoure
Extrait d'un exposé fait par un membre de la fraternité.

 

 

 

 

 

 

 

mardi, 26 février 2008

LE DEBITEUR IMPITOYABLE

32056567.jpg

 

 

 

 

 

 

 C’est pourquoi le Royaume des cieux a été comparé
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs »
(Mt 18, 23)


La parabole du débiteur impitoyable nous rappelle encore une fois
la bonté de Dieu à notre égard,
et que c’est là, dans la manière du Père,
que nous devons trouver notre règle de vie,
et pardonner comme Lui !


Jésus nous enseigne par des images et combien évocatrices !

La parabole du méchant débiteur est un modèle du genre.
Quelle émotion sympathique nous saisit envers ce pauvre garçon
que l’on vend, lui et sa femme, parce qu’il doit de l’argent !

Mais quelle colère monte en nos cœurs,
quand ce gredin fait jeter un prison son camarade pour si peu !
Et qu’il ne veut à aucun prix entendre pitié !

Et nous nous dévisageons brusquement,
tout surpris d’être cette grande canaille vis-à-vis de Dieu et de notre prochain,
chaque fois que nous sommes incapables
de pardonner à nos frères.

« C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera
si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond de son cœur »
(Mt 18, 35)

 

 

 

 

 

 

 

dimanche, 24 février 2008

DIEU SEUL PEUT FAIRE DES MIRACLES...

9653c961f6b6f4b7bb93402f0e2ff671.jpg
 
Dieu seul peut créer,
Mais toi tu peux valoriser ce su'I crée.
Dieu seul peut donner la vie,
Mais toi, tu peux la transmettre et le respecter.
Dieu seul peut donner la santé,
Mais toi, tu peux soigner, rassuré, consoler. rassurer
Dieu seul peut donner la foi,
Mais toi tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut infuser l'espérance,
Mais toi, tu peux rendre confiance à ton frère.
Dieu seul peut donner l'amour,
Mais toi, tu peux apprendre à l'autre à aimer et à s'aimer.
Dieu seul peut donner la paix,
Mais toi, tu peux favoriser l'entente.
Dieu seul peut donner la joie,
Mais toi tu peux sourire à tous.
Dieu seul peut donner la force,
Mais toi, tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le Chemin,
Mais toi, tu peux l'indiquer aux autres
Dieu seul est la lumière,
Mais toi, tu peux la faire briller aux yeux de tous.
Dieu seul est la Vie,
Mais toi, tu peux rendre aux autres le désir de vivre.
Dieu seul peut faire des miracles,
Mais toi, tu peux être celui qui apporte les cinq pains et les deux poissons.
Dieu seul peut faire ce qui paraît impossible,
Mais toi tu pourras faire le possible.
Dieu seul peut se suffire à Lui-même,
Mais Il a préféré compter sur toi !.
GUY GILBERT
(Rallumez le feu)

vendredi, 22 février 2008

JESUS RENCONTRE LA SAMARITAINE

94a518f32aaeaf78eca26001c08e195a.jpg
  La rencontre de Jésus avec la Samaritaine est le chemin de toute réconciliation. D’abord, Jésus, « fatigué », « seul », vient auprès du pécheur pour lui demander ce qui étanche réellement sa soif, l’offrande de son péché : « Donne-moi à boire », lui dit-il. Cette demande de Dieu à notre égard provoque un grand étonnement : comment Dieu s’abaisse-t-il devant quelqu’un qui s’est mis volontairement hors jeu : « Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Devant l’empressement de Jésus, « si tu savais le don de Dieu », le cœur de la pécheresse accepte d’entrevoir la grandeur du don de Dieu : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif », dit Jésus. Dès lors le pécheur, ici la Samaritaine, demande lui-même pardon : « Seigneur, donne-moi de cette eau », et reconnaît son péché, elle a eu « cinq maris ». La Samaritaine n’a pas été enfermée dans son passé. L’œuvre de Dieu provoque chez elle une vraie libération, la conversion, puis le zèle missionnaire : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. »

Nous aussi, en ce temps privilégié du Carême, buvons l’eau de la grâce dans la prière, dans la lecture des Évangiles, dans l’eucharistie et bien sûr dans le sacrement de réconciliation. Buvons en ce lieu à la vraie source et demandons pardon à Dieu en recevant par un prêtre sa miséricorde : Jésus se révèlera alors à nous comme le « Sauveur » de nos vies mais aussi « du monde ».

Extrait de Feu et Lumière de Février 2008 (n° 269)

 

 

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur du livre : La parole, don de Vie, EDB, 2006

 

TE SUIVRE SEIGNEUR

14b14df66a158455dbdd7cc017d4ebbe.jpg

 

 

 

 

  suivre, Seigneur, n'est pas une aventure commencée à la légère et poursuivie avec désinvolture.  Un jour "oui" et l'autre "non"! Cela, tu n'en veux pas.

Te suivre, Seigneur, c'est prendre du temps, beaucoup de temps pour te comprendre, t'approcher et apprendre à t'aimer.

Te suivre, Seigneur, ce n'est pas l'affaire d'un jour mais c'est l'affaire de tous les jours.  Fidélité , par de-delà les obstacles et les ténèbres.  Fidélité, par-delà la peur et le doute.

Te suivre, Seigneur, c'est aussi trouver le temps et la patience, laisser la fleur sortir de terre, s'épanouir et se tourner vers le soleil.  Rien, jamais rien, ne pourra se réaliser par la force.

Te suivre, Seigneur, c'est aussi travailler chaque jour, à la construction de notre vie de chrétiens en puisant en Toi les forces nécessaires pour tenir et tenir jusqu'au bout de l'aventure.

 Christine Reinbolt

 

 

 

 

 

jeudi, 21 février 2008

DELIVRE MOI SEIGNEUR...

20988eb1c73292ce281fd17924201b2d.jpg

 

 

 

 

Délivre-nous, Seigneur,
de tout ce qui nous encombre,
de nos convoitises et de nos complaisances,
de nos vanités et de nos richesses.
Délivre-nous de la crasse du cœur,
de l'envie, de l'ambition, de l'hypocrisie.
Délivre-nous de la rancune et des arrières-pensées,
de tout esprit de calcul et de concurrence.
Délivre-nous de la colère et de l'agressivité,
de l'orgueil et de la vanité.
Délivre-nous des tentations de la violence.
Délivre-nous des tortures et des assassinats.

Apprends-nous, Seigneur, à aimer les autres, tous les autres.
Apprends-nous à convaincre plutôt qu'à vaincre.
Apprends-nous le silence et la patience.
Apprends-nous la force des moyens pauvres.
Apprends-nous à nous désarmer,
car nous savons, Seigneur, grâce à toi,
qu'on ne triomphe jamais que par l'Amour.

Remplis nos cœurs, Seigneur,
non pas d'attendrissement mais de tendresse.
Remplis-nous de compassion pour les autres,
à commencer par les plus proches.
Apprends-nous à partager la souffrance des affligés
et à porter leur fardeau.
Rends-nous attentifs, Seigneur, à ceux qui pleurent
car c'est par leurs yeux que tu pleures.

Fais de nous, Seigneur,
des hommes de la réconciliation,
libérés de toute hargne, incapables d'injures,
détachés de tout, même de nos idées,
libres de tout, même de nos habitudes.
Nous calculons, nous jugeons, nous condamnons,
tandis que Toi, Seigneur,
tu pardonnes et tu fais confiance.
Tu mises tout sur l'Amour et sur la liberté.
Dieu de tendresse et de générosité,
d'accueil et de gratuité,
communique-nous la folie de ta miséricorde.
Et donne-nous de savoir veiller sans cesse,
avec Marie et tous les saints,
aux portes de ton Royaum
e.

mardi, 19 février 2008

LA FAMILLE REMEDE A LA VIOLENCE

 

La famille lieu de pardon.
"Qui sème le vent récolte la tempête." Comment sortir de cet engrenage ? Pour que la famille soit un antidote à la violence, il faut se rappeler qu'elle est par excellence le lieu du pardon. On sait l'importance que le Seigneur attache au pardon, Il nous demande de pardonner "soixante-dix fois sept fois."
Le pardon est l'antidote de la violence. La violence engendre la violence, la loi de la vendetta est partout. 'Oeil pour oeil, dent pour dent." La violence conduit à la vengeance et la vengeance entraîne dans un cycle infernal qui n'a pas de fin. On n'en sort que par le pardon. Sur la croix, Jésus pardonne ou plutôt il demande à son Père de pardonner. Mais dans les relations familiales, la référence est plutôt la parabole du Père qui avait deux fils dont l'un quitte la maison et l'autre y reste. L'attitude du père de la parabole nous est proposée comme modèle. Nous sommes en effet toujours dans la situation d'avoir à pardonner ou d'avoir à demander pardon, offensés ou offenseurs. Comment en sortir ? Si nous étendons notre regard aux dimensions du monde, nous voyons bien que la seule solution aux plus terribles conflits d'aujourd'hui - cette escalade de la violence qui conduit à d'autres violences - c'est le pardon.
Le pape Jean Paul II l' a magnifiquement  montré en allant dans le monde entier demander pardon même pour les offenses du passé. Il s'est humilie et n'a pas toujours été compris, car sa démarche ne visait pas la publicité. Il Il ne s'attendait pas d'ailleurs à être compris des journalistes. Sa démarche était profondément chrétienne et évangélique. C'est à Dieu qu'il demandait pardon en s'adressant aux hommes, car il savait que la seule sortie du cycle infernal de la vengeance, c'est la demande du pardon et l'acte de pardonner. C'est un mouvement difficile à amorcer et on ne manquera pas de traiter les chrétiens de rêveurs. Mais il est dans la logique du commandement de Jésus qui semble si difficile à suivre : Vous avez appris qu'il a été dit : oeil pour oeil, dent pour dent. Et bien moi je vous dit de ne pas tenir tête au méchant. Au contraire, quelqu'un te gifle-t-il sur la joue droite, tends-lui l'autre (Matthieu 5,38). Et d'ailleurs :Si vous aimiez ceux qui vous aiment, quel gré en saura-t-on ? (Luc 6,32) ; Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. (Luc 6,35)
La véritable originalité du christianisme,  est dans le pardon. Il est le vrai défi qui nous est lancé dans le climat de violence que nous connaissons Faute de pouvoir le vivre à l'échelle mondiale, du moins pouvons nous essayer de le remettre en oeuvre dans nos familles. Si la famille n'est pas le lieu où j'ai la certitude d'être pardonné, où trouverai-je le pardon ?  Désespérer de quelqu'un c'est le pousser au désespoir,  à écrit Emmanuel Mounier.. Si nous étions convaincus que ne nous pardonnerait pas nos fautes les plus graves nous serions poussés au désespoir. C'est sans doute ce qu'a vécu Judas : il a désespéré du pardon de Dieu. Il s'est dit : ma faute est trop grande. Il s'est fait violence. Ce n'est pas une bonne sortie. (à suivre)
Alain QUALICI o.p.

Toutes les notes