dimanche, 22 juin 2008

LOUANGE POUR LA VIE QUOITIDIENNE

bougie-tendue.jpg

 leigneur  maître de toutes choses,

Des grandes et des petites,


Nous voulons te rendre grâces

Pour ce que tu fais et pour ce que tu es.


Merci pour les choses familières

Le pain, le vent, la terre et l'eau;
Pour les hommes simples en qui tout est lumière;

Pour la musique et le silence,
Pour le rythme et le repos.


Merci pour la paix qui vient de toi.

Pour la nuit paisible et le silence
Pour le temps que tu nous donnes
Pour la vie et pour la grâce.


Merci Seigneur d'être là,

De m'écouter,
De me prendre au sérieux,


Merci Seigneur,

erci !

mardi, 10 juin 2008

PATER PARAPHRASÉ

Ami de Jésus.jpg
 
  1. Notre Père très saint,
    notre Créateur, notre rédempteur,
    notre Sauveur et notre Consolateur.

  2. Qui es aux cieux,
    dans les anges et dans les saints,
    les illuminant pour qu’ils te connaissent,
    car tu es, Seigneur, la lumière ;
    les enflammant pour qu’ils t’aiment,
    car tu es, Seigneur, l’amour ;
    habitant en eux et les emplissant de ta divinité,
    pour qu’ils aient le bonheur,
    car tu es, Seigneur, le bien souverain, le bien éternel,
    de qui vient tout bien, sans qui n’est aucun bien.

  3. Que ton nom soit sanctifié,
    que devienne toujours plus lumineuse en nous
    la connaissance que nous avons de toi,
    afin que nous puissions mesurer
    la largeur de tes bienfaits,
    la longueur de tes promesses,
    la hauteur de ta majesté,
    la profondeur de tes jugements.

  4. Que ton règne vienne,
    règne en nous dès maintenant par la grâce,
    introduis-nous un jour en ton royaume
    où sans ombre enfin nous te verrons,
    où deviendra parfait notre amour pour toi,
    bienheureuse notre union avec toi,
    éternelle notre jouissance de toi.

  5. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
    Que nous t’aimions :
    de tout notre cœur en pensant toujours à toi ;
    de toute notre âme en te désirant toujours ;
    de tout notre esprit en dirigeant vers toi tous nos élans et ne poursuivant toujours que ta seule gloire;
    de toutes nos forces en dépensant toutes nos énergies et tous les sens de notre âme et de notre corps au service de ton amour et de rien d’autre.

    Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes ;
    en les attirant tous à ton amour selon notre pouvoir,
    en partageant leur bonheur comme s’il était le nôtre, en les aidant à supporter leurs malheurs,
    en ne leur faisant nulle offense.

  6. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
    ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ,
    pour que nous puissions nous rappeler,
    mieux comprendre et vénérer
    l’amour qu’il a eu pour nous,
    et tout ce que pour nous il a dit, fait et souffert.

  7. Pardonne-nous nos offenses,
    par ta miséricorde ineffable,
    par la vertu de la Passion de ton Fils bien-aimé,
    par les mérites et par l’intercession de la Vierge Marie et de tous les élus.

  8. Comme nous pardonnons aussi
    à ceux qui nous ont offensés;
    Et ce que nous ne pardonnons pas pleinement,
    toi, Seigneur, fais que nous le pardonnions pleinement :
    que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de toi,
    que nous arrivions à te prier sincèrement pour eux ;
    qu’à personne nous ne rendions le mal pour le mal,
    mais que nous tâchions de faire du bien à tous, en toi !

  9. Et ne nous soumets pas à la tentation,
    qu’elle soit manifeste ou sournoise,
    soudaine, ou lancinante et prolongée.

  10. Mais délivre-nous du mal.
    passé, présent et futur.

    Amen.

    Saint François d'Assise

vendredi, 06 juin 2008

LA PRIERE PARAPLUIE

Parole de Dieu 1.jpg
 
Ferme ton parapluie, mon frère,
la prière n'est pas un parapluie;
Dieu ne vend pas de parapluie, ma soeur,
il aime trop le vent!

 

J'avais peu de me mouiller
je me croyais à l'abri
sous ma prière parapluie;
mais tu m'as éclaboussé
par dessous, Seigneur;
la rafale est venue de côté,
et le parapluie troussé!

 

J'avais cru, sous le parapluie
que tu te tenais toi aussi,
toi le maître de l'Esprit...
Un p'tit coin d'parapluie
un p'tit coin de paradis
c'était ma chance...

 

J'ai ouvert les yeux,
personne sous le parapluie.
Personne que moi,
un homme au sec,
un homme sec,
doigts crispés sur le manche
de la prière parapluie.

 

Viens!
maître du vent et de l'Esprit,
emporte aux quatre coins du vent
mon ridicule parapluie
et ma prière paravent!

 

Toi, le Dieu des sans-parapluie
pousse-moi dehors,
dans le vent,
mouille-moi, Seigneur!

 

Mais donne-moi, en même temps
le joie et la force
de ceux que tu trempes
de l'Esprit!Fin de l'article

Olivier Fabre

(prière trouvée sur le site Spiritualité 2000)

lundi, 02 juin 2008

QUAND DIEU PARLE AUX HOMMES

Depuis les tout débuts de la création, dit Dieu,
Je parle aux hommes.
Je les invite amoureusement à m’ouvrir leur cœur,
À se laisser aimer par Moi.
Je leur ai parlé par la beauté de la création :
Par le Soleil qui les éclaire, les réchauffe et leur donne la vie.
Ils ont là une image vivante de qui Je suis : Lumière, Amour et Vie.
Je leur parle par la Lune qui veille sur leur repos
Et leur rappelle que Je suis aussi Mère.
Je leur parle par la Terre et tout ce qu’elle renferme
Ils ont là une maison, image de Ma maison.

Pour appuyer mon invitation à ouvrir leur cœur et se laisser aimer par Moi,
Je leur parle par des hommes et des femmes qui répondent à mon invitation :
Je suscite la foi des patriarches
Je soutiens le courage des prophètes
J’inspire l’émotion du psalmiste
Je chante la sérénité des sages.
Ma Parole prend des formes les plus inusitées…

C’est pourquoi, dit Dieu, pour aller encore plus loin
Dans mon invitation à ouvrir leur cœur
Et se laisser aimer par Moi,
Je veux leur dire une autre Parole
Une Parole aux dimensions de mon amour pour eux :
Immense, profonde, insondable.
Une Parole unique, si forte, si douce, si palpable et si mystérieure
Qu’ils n’en reviennent pas, qu’ils en soient toujours surpris, étonnés.

Cette Parole, dit Dieu, je veux qu’elle ait des pieds.
Pourquoi pas ?
Une Parole avec des pieds, pour marcher et rejoindre l’homme où il est.
Une Parole qui ait des mains pour servir,
Une Parole qui ait une bouche pour sourire,
Et des oreilles pour les écouter.
Je veux, dit Dieu, que cette Parole ait un cœur pour comprendre l’homme.
Voici ma Parole et mon souffle de vie !
En elle, je mets tout mon amour.
-o-o-o-
Et voilà que Dieu met en œuvre sa pensée :
Il prit une Parole et lui donna un corps, avec
Des pieds et des mains,
Une bouche et des oreilles,
Et un coeur.

C’est la Parole la plus belle qu’il ait jamais prononcée.
Et les hommes la découvrent, presque au hasard, enveloppée de langes
Dans les bras d’une femme du nom de Marie.

Et le nom de cette Parole est JÉSUS !

Pierre Barbès sur la base d’un texte d’un auteur inconnu

mardi, 27 mai 2008

FAIRE SILENCE

304976309.jpg

 

 

 

Deviens en toi-même
une maison de paix,
un point tranquille tourné
vers Dieu.

Mets-toi à l’école
du silence profond et vrai
qui n’est pas mutisme
mais passerelle vers l’écoute
et la communion.

N’emplis pas tes jours
de mots inutiles et d’agitation.
Nos villes
surchargées de bruit
tuent dans l’homme
ce qu’il a d’essentiel.
Ouvre-lui une porte,
au coeur purifié
de ton amitié.

(anonyme, trouvé dans une église)


mercredi, 21 mai 2008

PRIERE AU SAINT SACREMENT

2075938404.jpg

 

 

 

O vous qui m'aimez tant,
Jésus, ici véritablement Dieu caché,
écoutez-moi, je vous implore.

Que votre bon plaisir soit mon plaisir,
ma passion, mon amour!
Donnez-moi de le chercher,
de le trouver, de l'accomplir!
Montrez-moi dos chemins,
indiquez-moi vos sentiers.
Vous avez vos desseins sur moi,
dites les moi bien,
et donnez moi de les suivre
jusqu'au définitif salut de mon âme.
Qu'indiffèrent â tout ce qui passe,
et ne voulant voir que vous,
j'aime tout ce qui est à vous,
mais vous, surtout, mon Dieu, vous!
Rendez-moi amère toute joie qui n'est pas vous,
impossible tout désir hors de vous,
délicieux tout travail fait pour vous,
insupportable tout repos qui n'est pas en vous.
Qu'à toute heure, ô bon Jésus,
mon âme prenne vers vous son vol;
que ma vie ne soit qu'un acte d'amour!

O Jésus, mes délices et ma vie,
donnez moi d'être sans recherche
dans mon humilité,
sans dissipation dans mes joies,
sans abattement dans mes tristesses,
sans rudesse dans mon austérité. 
Donnez-moi de parler sans détour,
de craindre sans désespoir,
d'espérer sans présomption,
d'être pur et sans tache,
de reprendre sans colère,
d'aimer sans faux-semblants,
d'édifier sans ostentation,
d'obéir sans réplique,
de souffrir sans murmure.

Bonté suprême, ô Jésus,
je vous demande un coeur épris de vous,
qu'aucun spectacle,
aucun bruit ne puisse distraire;
un coeur fidèle et fier,
qui ne chancèle,
qui ne descende jamais;
un coeur indomptable,
toujours prêt à lutter
après chaque tempête;
un coeur libre,
jamais séduit,
jamais esclave,
un coeur droit
qu'on ne trouve jamais
dans les voies tortueuses.

Et mon esprit,
Seigneur,
mon esprit!
Qu'impuissant à vous méconnaître,
ardent à vous chercher,
il sache vous rencontrer, vous,
la suprême sagesse! 
Que ses entretiens
ne vous déplaisent pas trop! 
Que, confiant et calme,
il attende vos réponses,
et que, sur votre parole, il se repose!

Puisse la pénitence
me faire sentir les épines de votre couronne! 
Puisse la grâce
me verser vos dons sur la route de l'exil! 
Puisse la gloire
m'enivrer de vos joies dans la céleste patrie!

Ainsi soit-il.

(Par Saint Thomas d'Aquin)

lundi, 19 mai 2008

deviens artisan de ton âme

1886740427.jpg

Fais de ta vie une œuvre d’art.
Que chaque instant de ce présent si précieux,
Soit habillé de tes plus belles pensées,
De tes actes les plus nobles.

Fais de ta vie un hymne à la joie,
Pénètres au plus profond de la matière,
Et fécondes l’obscurité de pensées lumineuses,
De fleurs de pensées afin d’ensemencer monde intérieur et extérieur.

Sème les graines de ta destinée,
D’une main heureuse,
D’une main amoureuse,
D’une main confiante, humble et généreuse.

Qu’au travers de tes expériences terrestres,
Puisses-tu faire vibrer ton âme,
Telle une harpe céleste,
Afin qu’elle prenne corps et s’exprime au sein même de la terre.

Fais de ta vie une œuvre d’art,
Et communique ton œuvre dans la matière,
Matérialise les Idées célestes,
Idéalise la matière terrestre.

Que chacun de tes gestes,
Que chacune de tes actions, de tes pensées,
Portent en elles le sceau de ton âme,
Et fleurisse dans l’Amour de l’éternel présent.

Fais de tes rêves de lumière une réalité sans frontière,
Sans préjugé, ni attache.
Détaches-toi du futile trop servile
Et croit sans hésiter, lentement et sûrement,
Dans l’Inconditionnel Amour du temps, ton plus beau présent.

« L'arbre ne peut prendre racine qu’à la Source »

 

Source: Alain Degoumois http://www.atlantide-research.com/
www.lespasseurs.com


 

 

samedi, 17 mai 2008

OCEAN SANS FOND

1424867811.jpg

 

 

 

Trinité éternelle, océan sans fond,
pouvez-vous me donner davantage que de vous donner vous-même ?
Vous êtes le feu qui ne s'éteint jamais.
Vous êtes le feu qui consume tout amour-propre de l'âme,
c'est à sa lumière que vous m'avez fait connaître votre Vérité !
Lumière au-dessus de toute lumière.

 

Par la lumière de la foi,
je possède la sagesse dans la sagesse de votre Fils.
Par la lumière de la foi,
j'ai la force, la constance et la persévérance.
Par la lumière de la foi, j'espère sans défaillir en route.

 

Bien au-dessus de tout bien.
Bien qui donne la félicité.
Incompréhensible Bien, inestimable Bien !
Beauté qui surpasse toute beauté,
Sagesse au-dessus de toute sagesse,
bien plus : la Sagesse même.
Vous êtes le vêtement qui couvre toute nudité,
la nourriture qui par sa douceur
réjouit tous ceux qui ont faim.

 

Revêtez-moi, Vérité éternelle,
revêtez-moi de vous-même,
pour que je passe cette vie dans l'obéissance
et dans la lumière de la foi.

 

                                                                          
                  

Catherine de Sienne (1347-1380) 

 Docteur de l'Église

jeudi, 15 mai 2008

AIME-MOI COMME TU ES

Moi ton Dieu, je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme,
la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés,
tes défaillances ; je te dis quand même : « Donne-moi ton cœur, aime-moi comme tu es. »

Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu ne voudrais ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu,
je ne te permets pas de ne pas m’aimer.

Aime-moi comme tu es. A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité.

Aime-moi, tel que tu es. Je veux l’amour de ton cœur indigent.
Si pour m’aimer, tu attends d’être parfait, tu ne m’aimeras jamais.

Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton cœur. Je compte bien te former,
mais en attendant, je t’aime comme tu es. Et je souhaite que tu fasses de même ;
je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour.
J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse. J’aime l’amour des pauvres.
Je veux que, de l’indigence, s’élève continuellement ce cri : Seigneur, je vous aime. C’est le chant du ton cœur qui m’importe.
Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ?
Ce ne sont pas des vertus que je te demande, et si je t’en donnais,
tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait.

J’aurais pu te destiner à de grandes choses.
Non, tu seras le serviteur inutile ;
je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour. Aime !
L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses,
ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.

Aujourd’hui, je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant,
moi, le Seigneur des seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir,
n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement,
tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser,
ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit,
je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante
pour un motif autre que l’amour.

Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force.
Tu m’as donné l’amour, je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.
Mais souviens-toi : « Aime-moi, tel que tu es. »
N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu n’aimeras jamais.

Auteur inconnu

mardi, 13 mai 2008

PRIERE A LA SAINTE TRINITE

1531104777.jpg

Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et (en) délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d'être vous-même ma Sainteté.

Puisque vous m'avez aimée jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour.

Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! l'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter.

Son divin Fils, mon Époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : "Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera !" Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-Puissant ?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie...

Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter ma liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même...

Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous (avez) daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...

Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.

Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé !...

A vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous...

Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne Martyre de votre Amour ô mon Dieu !...

Que ce martyre après m'avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour...

Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !...

Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

 

 

Toutes les notes