mardi, 24 juin 2008

CHEMINS DE CONTEMPLATION

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La prière contemplative englobe un grand champ d'expérience et nous ne pouvons pas la limiter à une seule forme. Nous devons l'envisager dans la ligne d'une certaine créativité et d'une grande liberté. Afin de mieux saisir la richesse de cette prière contemplative, nous exploiterons les divers niveaux à travers lesquels nous pouvons l'expérimenter. Nous retrouvons trois niveaux de contemplation: prière diffuse dans toute la vie, prière de méditation-répétition et la contemplation proprement dite. Partons maintenant à la découverte de chacune de ces formes contemplatives et essayons de voir comment elles s'articulent dans la vie du priant.

PRIÈRE DIFFUSE DANS TOUTE LA VIE

Cette façon de prier s'incorpore très bien au quotidien puisqu'elle nous place dans cette attitude de vivre en présence de Dieu. Nous en retrouvons le conseil chez saint Paul lorsqu'il dit: "Sois que vous mangiez, soit que vous buviez, quoique que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu" (1 Co 10,31). En adoptant cette attitude de vivre sous le regard de Dieu, nous l'invitons à faire route avec nous dans le quotidien. Tout se joue au niveau de l'intention et de la disponibilité du coeur de vivre en sa présence.

À cet sujet saint Augustin parle d'oraisons jaculatoires. Celles-ci consistent en des formules adressées à Dieu sous forme de répétitions qui nous aident à demeurer en sa présence. Plusieurs priants s'inspirent aussi des psaumes pour nourrir leur vie de prière. Je pense en particulier à celles que nous entendons souvent: "Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien; Ma lumière et mon salut, c'est toi Seigneur; Dieu, tu es mon Père, je t'aime." D'autres utilisent des invocations de ce genre: "Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon coeur, mon esprit et ma vie." Au moment de l'Avent, plusieurs récitent la formule: "Divin Enfant Jésus, venez naître dans nos coeurs et dans celui de tous les hommes."

Ces prières diffuses établissent un lien entre notre agir et notre vie d'union à Dieu. Vue ainsi, je crois que toute notre vie se déroule sous le regard de Dieu et devient prière. Nous vivons unis à Dieu à travers notre quotidien. Nous ne devons pas négliger ce premier niveau de contemplation, nous devons le cultiver en développant cette habitude de nous situer en présence de Dieu, par des moyens aussi simples que des invocations venant de la sincérité du coeur.

LA PRIÈRE MÉDITATION-RÉPÉTITION

Ce niveau de contemplation fait appel au recueillement et à l'intériorisation. Il s'agit de ruminer la Parole de Dieu et faire en sorte qu'elle descende en nous et qu'elle y porte du fruit. Dans cette manière de prier, nous nous donnons du temps gratuit pour entrer en contact avec Dieu et avec sa Parole. Dans ce cas, la prière et la méditation de la Parole s'enracinent en nous et autour de nous. Cette prière méditation-répétition s'exprime sous des formes connues telles la Lectio divina, l'Office divin, les litanies et l'oraison mentale. Dans ce genre de prière nous investissons plus de temps qu'au premier niveau.

Charles A. Bernard définit la Lectio divina comme étant "cette lecture attentive et savoureuse de l'Écriture sainte grâce à laquelle l'âme cherche et trouve le contact avec le Mystère dans son expression objective." Cela correspond à une certaine appropriation de la Parole que nous lisons et que nous intériorisons. Nous prenons une parole, nous la laissons descendre en nous, nous la répétons et nous entrons dans la réalité du mystère dévoilé tel que perçu par l'Église. En utilisant ce moyen, nous saisissons davantage la profondeur du mystère de Dieu et nous acceptons de nous laisser transformer par celui-ci de l'intérieur. Si cette écoute de la Parole de Dieu est accomplie de façon assidue et persévérante, elle parviendra à changer la personne qui la pratique et assurera un renouvellement spirituel. Lors de cet exercice de contemplation, nous nous rendons réceptifs à l'action de l'Esprit Saint qui oeuvre dans nos coeurs. Nous pouvons comparer cette expérience à l'attitude de Marie qui conservait toutes ces choses dans son coeur et les méditait. L'authenticité de la Lectio divina réside dans cette transformation que la Parole de Dieu opère en nous si elle est saisie, goûtée et assimilée.

Un autre moyen fort connu et très répandu à travers le monde entier est l'Office divin. Cette prière liturgique nous fait communier au mystère du Christ tout en nous unissant à la prière commune de l'Église. Participer quotidiennement aux différentes heures suggérées telles: Laudes, Vêpres et Complies, nous permet de suivre les mystères de Dieu qui s'échelonnent tout au long de l'année liturgique. La récitation de l'Office divin, autrefois strictement réservé aux moines, aux religieux et aux prêtres, se répand de plus en plus dans notre monde. Beaucoup de laïcs adoptent cette forme de prière liturgique et se joignent à des communautés paroissiales, des communautés religieuses ou mêmes se réunissent entre eux pour expérimenter et pour prier en Église.

Une autre manière de méditer s'actualise dans la prière litanique ou prière du coeur. Celle-ci se manifeste par une litanie ou par la répétition simple d'un court texte qui exprime un sentiment, une attitude que nous avons dans le coeur. La formule que nous entendons le plus souvent est celle-ci: "Jésus, fils de David, aie pitié de moi pécheur" ou "Jésus, j'ai confiance en toi, sois ma force et ma lumière."

D'autres se livrent à l'oraison mentale. À cet effet, ils utilisent la mémoire, l'intelligence, la volonté pour les appliquer à la connaissance des mystères du Christ. Nous pouvons classer dans ces méditations, les exercices de saint Ignace qui nous plongent dans le mystère du Christ et nous font expérimenter divers états d'âme en visualisant certaines scènes de la vie de Jésus. Par exemple, nous nous imaginons en présence de Jésus sur le lac de Galilée lors de la tempête apaisée ou devant la crèche avec des bergers et nous méditons sur ces sujets. Cette méditation exige que nous consacrions un temps de la journée pour nous livrer à ce genre d'expériences qui nous situe dans cette relation d'intimité avec Dieu.

LA CONTEMPLATION ELLE-MÊME

À ce niveau, la contemplation atteint son plus haut degré. Nous nous situons à l'étape d'une expérience personnelle de rencontre et de présence à Dieu. De l'intérieur, nous nous sentons habités par celui qui nous invite à dialoguer avec lui. Dans ce type expérientiel de contemplation, le raisonnement est mis de côté car tout se vit en profondeur, dans le coeur à coeur avec Dieu. Nous n'avons pas besoin de parler, nous nous sentons bien en compagnie de Dieu, nous aimons être en sa présence. Cette connaissance mystique de Dieu se différencie de la connaissance que l'on expérimente sur le plan humain. Saint Jean de la Croix dira: "C'est une connaissance surnaturelle de Dieu, du monde divin où nous apprenons à le connaître." Apportons une distinction entre ces deux mondes. Le monde humain exige une connaissance reliée à des choses sensibles, tandis que le monde divin fait appel au dépouillement des sens, à l'abandon, à la foi. Tout se déroule dans cette certitude que nous sommes aimés et connus par Dieu qui se révèle à nous.

Cette contemplation augmente notre disponibilité pour accueillir les dons de l'Esprit. Cela ne s'obtient pas à coup d'efforts mais s'opère par un don gratuit que Dieu fait à celui qui s'approche de lui en toute confiance et qui se fait attentif aux choses divines. C'est une sorte de sagesse qui nous fait goûter et expérimenter les choses de Dieu. Cette contemplation nous place également dans cet abandon à Dieu, où nous lâchons prise et jetons nos filets. C'est toujours lui qui prend l'initiative de nous rencontrer. Il le fait à travers de nombreux dépouillements et purifications qui creusent en nous cet espace afin qu'il puisse y déposer son amour.

À ce niveau, nous vivons les réalités de la foi de façon vivante. Parler de miséricorde ne se réduit pas simplement à des mots mais signifie un échange amoureux qui s'installe entre Dieu et nous, une communion intime qui s'établit. Notre quotidien en devient imprégné et nous devenons plus familiers avec les choses de Dieu telles la tendresse, la miséricorde et le pardon. Dieu devient quelqu'un pour nous et transforme notre vie, alors bien des choses prennent leurs vraies dimensions.

CONTEMPLER, C'EST...

C ommunier aux mystères de Dieu et vivre sous son regard

O uvrir notre coeur à la mouvance de son Esprit Saint

N ourrir notre vie par la Parole de Dieu qui transforme

T émoigner cet amour de Dieu dans le quotidien

E couter Dieu qui parle à notre coeur dans le silence

M anifester notre reconnaissance envers ce Dieu miséricordieux

P rier intensément en sa présence qui nous interpelle à l'abandon

L ouer la bonté, la tendresse et la fidélité de Dieu sans cesse à l'oeuvre

A dorer sa sainte volonté qui nous conduit vers la vraie Vie et la Vérité

T oucher partiellement au bonheur éternel que Dieu nous réserve

I nsister sur cette écoute attentive aux appels du Bien-Aimé

O ffrir notre condition de pauvre assoiffée du désir de Dieu

Naviguer sur cette mer immense et mystérieuse de l'amour divin

Claudette Jacques

Copyright SELON SA PAROLE 1997



samedi, 24 mai 2008

TANTUM ERGO


Tantum ergo
envoyé par bernardgui

samedi, 10 novembre 2007

PRIER EN SALOPETTE ?

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En effet, bien de s gens déclarent : « moi je ne vais presque pas à la messe, ni à l’Eglise ; mais je prie  pendant la journée, quand je travaille. Alors ma prière, c’est ma journée de travail. »

Et bien, cette affirmation contient deux erreurs et une vérité …

La première erreur est d’opposer la Messe ‘ou l’église) à la prière personnelle.En effet les deux ne peut pas se contredire, car chacune est indispensable, chacune doit tenir sa place. Quelle est donc la différence entre ma prière personnelle et la Messe ?

La voici : dans ma prière, je m’offre à Dieu ; alors qu’à la Messe , c’est Lui qui s’offre à nous, qui s’offre jusqu’à être mangé…
C’est pourquoi aucune prière privée ne peut se hisser au niveau de l’Eucharistie.

La seconde erreur suppose que, sous prétexte que toute la journée doit être sanctifiée, le travail tient lieu  de prière. Certes, il est possible penser à Dieu en travaillant ; mais cela ne saurait suffire.

Par exemple, lorsque vous recevez des amis et que vous faites autre chose en les écoutant, ne pensez vous pas que vous les peinez ? Ils ont l’impression que vous les recevez…à condition de ne pas vous déranger ! Pourtant, ils sont là pour être écouté… alors lâchez tout et montrez leurs qu’eux seuls comptent  à vos yeux !

Le Seigneur n’et-il pas votre meilleur ami ? Ne lui laissez pas penser qu’il est opportun…

Cependant, il y a un fond de vérité, à savoir que tout travail peut devenir prière. Les anciens « Pères du désert » invitaient  à la prière continuelle,  qui consiste à imprégner de prières toutes nos activités.. On peut être mystique et cuisinière, en tablier de ménagère.

*Toutefois, il ne faut pas se leurrer. Il est rare que l’on prie effectivement lorsqu’on est occupé à autre chose. La vraie « prière  continuelle »  est l’aboutissement d’une vie consacrée à la prière sur ceux qui ne le sont pas.

Mieux vaut reconnaître que ce sont nos activités qui envahissent la prière, plutôt que l’inverse.  Pour en arriver à la prière continuelle, il faut passer par l’humble apprentissage de ces moments quotidiens où l’on abandonne tout à Dieu.

Le temps offert à Dieu seul nous apprend, en retout, à transformet notre travail en prière.

  P. Thierry-Dominique HUMBRECHT

 

jeudi, 08 novembre 2007

ACCUEILLIR LA MISERICORDE DE DIEU

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  Pour vous, que signifie l’expression « faire pénitence » ?

 

Probablement faire un effort moral… un effort pour purifier votre vie, la simplifier, la recentrer, et pour donner enfin la priorité à l’essentiel.

Tout cela est juste ; non seulement juste mais indispensable.

 

Pourtant, la pénitence véritable n’est pas d’abord cela … puisqu’elle vise  Dieu avant nous-mêmes.

 

C’est pourquoi quiconque veut, pour de bon, « faire pénitence », doit connaître qui est Dieu.

 

Saint Paul Le présente ainsi : « Béni soit le Dieu et Père des miséricordes, le Dieu de toute consolation qui nous console de toutes nos afflictions… »

 

Notre Dieu est le Père des Miséricordes, le Dieu de toutes les consolations.

 

Conséquence capitale : « faire pénitence » ne consiste pas  d’abord à choisir tel ou tel effort, telle ou telle pratique de renoncement, mais simplement à  laisser Dieu venir à nous.

 

Dieu vient en nous pour accomplir une œuvre. Cette œuvre est de nous purifier. Purifier, quand on es Dieu, ce n’est pas seulement pardonner, effacer des péchés, laver, mais aussi embellir, restaurer la ressemblance avec lui, magnifier. Cette œuvre, qui s’appelle MISERICORDE est le tendre visage de la sainteté de Dieu.

 

Or cette sainteté de Dieu est notre seul raison d’être. Nous avons été faits par elle et par rien d’autre. Nous sommes faits pour elle et pour rien d’autre.

 

Une belle image de la sainteté divine est le Buisson Ardent (Ex 3, 1-6). Voilà un feu qui n’a nul besoin de combustible pour s’entretenir, qui n’endommage rien de ce qu’il touche, qui fascine et rayonne… et qui évoque ainsi le mystère de la sainteté : Dieu se donnant dans une simplicité parfaite et vivifiante.

 

La Miséricorde, c’est Dieu qui nous attire, en douceur, devant ce feu de sa sainteté. Et qui le laisse faire… Alors, peu à peu, on découvre ses déchets : que de complications, de méchancetés, de ténèbres !

 

Plus ce feu agit, plus nous prenons douloureusement conscience de notre pauvreté de créature et de nos péchés la Miséricorde insiste : Dieu ne cesse pas de s’approcher de nus… Il continue à nous rapprocher de sa sainteté, à la répandre sur nous, à la diffuser en nous, tout en criant : : « soyez saints, car Moie Je suis saint » (Lev. 19, 2- Mt 5,48).

 

Sans se lasser, Il m’adresse son appel personnel et paternel, tant es fort son désir que j’aspire enfin à me plonger dans sa propre sainteté…

 

Alors… Que signifie maintenant pour vous l’expression « faire pénitence » ? Elle signifie : accueillir la Miséricorde divine, pour qu’elle « me travaille  l’âme », me transforme peu à peu, jusqu’à ce que mon cœur ressemble à celui de Jésus, Fil bien aimé.

 

 

 

 

 

 

 

Fr. Jean-Claude Sagne O.P.

 

lundi, 25 juin 2007

PRIE CELUI QUI PEUT TOUT

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Ne te laisse pas troubler par les évènements, mais cessant d'appeler tel ou tel à ton secours et de poursuivre des ombres - car c'est cela le secours humain - supplie sans cesse le Dieu que tu adores de faire seulement un signe, et tout en un instant s'arrangera. Si tu l'as déjà supplié et si les choses ne se sont pas arrangées c'est que telle est l'habitude de Dieu :   de ne pas supprimer les maux dès le début [...] mais lorqu'ils sont arrivés au plus haut point, lorqu'ils ont augmenté, lorsque la malignité des ennemis est à son comble, alors d'un seul coup, de ramener tout au calme et de conduire les choses à une stabilité inespérée. Car, des biens, il peut en accorder, non seulement autant que nous en espérons, mais encore beaucoup plus et d'infiniment plus grand. C'est pourquoi Paul dit :"A celui qui peut faire plus que tout, infiniment au-delà de ce que nous demandons ou concevons."
SAINT JEAN CHRISOSTOME

mercredi, 06 juin 2007

AVEC MARIE, RECEVOIR ET DONNER LA PAROLE

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Au jous de l'Annonciation Marie reçoit de Dieu la vocation pour laquelle elle a été préparé de longue date. La Parole de Dieu lui est confiée. L'immense Parole de Dieu, qui est Dieu lui-même, est remise entre les mains de cette humble servante qui n'est rien. Marie est devenue comme la lampe insignifiante qui reçoit la lumière. Ce n'est pas elle qui brille mais celui qu'elle reçoit. Elle est comme un coupe d'argile destinée au service domestique, et dans laquelle on dépose un bijouunique d'un prix inestimable. Marie est bien davantage qu'un simple receptacle inerte puisqu'elle donne sa parole avant de donner sa chair au Verbe de Dieu. C'est en elle que la Parole prend chair. Le Verbe prend de sa chair et de sa vie, lui qui est la source de toute vie. Marie chante son émerveillement     : elle qui n'est rien a été sollicité par celui qui est tout.  Elle qui dépend, comme toute créature, de la Providence divine, devient source de vie pour le Créateur de la vie.
Marie est ensuite appelée à "porter cette Parole". Elle est mère et porte son enfant. Son enfant la remplie d'une joie exubérante. Marie court en Judée pour partager sa joie avec celle qui peut la comprendre : Elisabeth, qui vit une expèrience de même nature.
Devant elle, Marie exulte de joie. Elle saute de joie et bondit à travers le pays comme la fiancée du Cantique des Cantiques. Cette joie n'aurait pas les mots pour se dire, si toute l'Ancienne Alliance ne venait à son secours, dans le Magnificat. Cette joie n'a rien de spectaculaire. Elle est tout intérieure et aussi peu visible qu'une grossesse d'un mois. Mais la future maman est envahie comme d'une onde puissante qui transforme toute sa personnalité, qui la transporte. Elle n'est plus la même. Elle est plus qu'elle-même. Elle est la mère de Celui qu'elle porte. Et comme dit la divine liturgie : "Elle porte Celui qui porte tout." Elle ne sait rien de lui. Elle l'a reçu. Elle ne fait que le porter. Il n'est pas à elle.    Mais il la révèle à elle-même. Elle se découvre des capacités inconnues.  Elle est remplie de la force de la vie. Elle voit s'ouvrir devant elle un avenir infini. Mère elle inaugure une généalogie sans limites.
Mais ensuite Marie donne la Parole qu'elle a portée. Elle la "met au monde". Elle se sépare d'elle pour qu'elle vive sans elle. Marie n'a reçue ce don que pour le transmettre aux autres. Elle s'en réjouit et s'en afflige.Elle ne s'afflige pas d'avoir à donner la vie. Mais elle pressent les menaces qui planent sur le nouveau né, fragile et sans défense. Hérode à peur de lui. Et la peur est mauvaise conseillère. L'enfant est plus vulnérable qu'Hérode. Aussi va-t'il falloir fuir pour protéger l'enfant, lui donner le temps de grandir et de se défendre tout seul.
Marie gardienne de l'Enfant-Jésus menacé de mort par le Puissant du moment ! Marie, gardienne de la Parole de Dieu. Marie a qui cette Parole-enfant est confiée, sait qu'elle est plus forte que la mort.Marie est remplie d'une confiance absolue. Elle sait que cet enfant lui vient de Dieu. Il  le lui a confié et il s'en occupe personnellement. Mais elle mobilise toute son énergie de mère pour mettre  hors de portée du mal, celui qui ne peut pas encore se défendre seul, celui dont l'Heure n'est pas encore venue
Guy Bedouelle. O.P et Alain Quilici O.P.

vendredi, 27 avril 2007

LES ENTRAILLES DU TOUT-PUISSANT,

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Celui que Jésus appelle "le Père" est le seul père qui n'ait jamais été fils. Il est avant tout, à l'origine de tout, et d'abord du Fils Eternel et de l'Esprit Saint.

Tellement 'avant' qu'Il est forcément  "caché".  : "Nul ne l'a jamais vu ; mais le fils unique nous L'a fait connître." Seul Jésus pouvait Le faire connaître, et Le donner, car ce Père, le sien, est désormais le nôtre. La preuve, dit St Paul, c'est que l'Esprit crie en nos coeurs :"Abba ! Père"

Le Père est. Que fait-il ? Il donne. Tout. Garde-t-Il quelque chose ? Que garderait-Il , Lui qui n'a nul besoin, étant Puissant ? Donc Il donne tout. Sans rien perdre, et sans retour : "les dons de Dieu sont dafinitifs". Tel est le Père : non engendré et si généreux.

C'est pourquoi St Paul L'appelle : Le Père des miséricordes.

Quand dit on qu'un homme est misericirdieux ?  Quand il se préoccupe des misérable. Devant la misère, la pitié se désole sur le misérable, la compassion souffre avec lui ; seule la miséricorde le relève.

La miséricorde donne autant qu'il faut, sans limite. Autant dire qu'il faut être fort et très libre pour être miséricordieuix...

Cela sied au Tout Puissant. Au poins qu'Il se manifeste par des actes de miséricorde plutôt que par des actions d'éclat.

Ce mot - "miséricorde" - n'a pas toujours existé... Il est apparu dans la Bible, à partir  du mot Hébreu qui dit les "antrailles" féminines. C'est la Bible qui révèle que Dieu aussi a des antrailles, et même bouleversées par notre misère, jusqu'à devenir le Père du Crucifié.

La signature préférée du Père, c'est la Miséricorde. "Dieu est Amour" signifie d'abord "le Pére Miséricordieux."

Quelle est la plus grande misère de l'homme, sa plus grande détresse . C'est le péché !

Le péché blesse l'homme, le torture, le détruit,  l'humilie. Et l'homme ne sait que pleurer son impuissance devant le péché qui le rend misérable.

Heureusement, rien n'est impossible au Père. Souverain, il anéantit le Mal ;  Miséricordieux, Il pardonne nos péchés. Sans se lasser, car en nous rien ne lui répugne, pas même notre lâcheté. Le Tout-Puissant est d'abord le Tout-Patient.

Ainsi le Père prend sontemps : sa Miséricorde se tègle sur sa Sagesse. Nous devons en être conscient<<<<<<<<<<;;; car nous acceptons sa Miséricorde mais nous sommes déroutés par sa Sagesse, sa façon de dominer les évènements du monde et de notre vie. Le Mystère du Mal, qui nous heurete tant, finit par nous rendre incurablement myopes, incapables de discerner les dessseins de sa Sagesse.

Certains même se défoulent en accusant Dieu, en le niant ou en l'oubliant, alors que, aveugles, ils ignorent que sa Sagesse guide sa Miséricorde !

Immense est notre chance de connaître le Père, sa Puissance, sa Sagesse, sa Miséricorde. Et immense notre vocation : se laisser aimer par Lui; et L'aimer comme Jésus.

 

Fr. Jean Claude SAGNE O.P. (Lyon)

jeudi, 04 janvier 2007

LA PREDICATION

                           

 

 

Le but de la prédication n'est pas de communiquer de l'information mais la vie....

Toute prédication commence par l'écoute de l'Evangile.   Et nous devenons prêcheuirs ensemble, en écoutant ensemble.

En écoutant l'Evangile, nous le rapportons à notre expérience. Nous donnons du sens à notre expérience à la lumière de l'évangile.

C'est comme une conversation entre la Parole de Dieu et l'expérience humaine. Et le fruit de cette conversation est notre prédication.

Etre prêcheur, c'est e^tre envoyé par Dieu, mais nous ne sommes pas tous envoyés de la même manière.

Etre envoyé signifie donc davantage qu'une mobilité physique. Cela signifie venir de Dieu. C'est notre être même. Jésus est l'"apôtre", l'envoyé (He 3, 1). Il est l'envoyé de Dieu, mais cela ne veut  pas dire que Jésus a physiquement voyagé, qu'il a quitté les cieux pour un autre endroit appelé terre. Son existence même est de venir du Père. L'envoyé, voilà qui il est, maintenant et pour toujours !

Etre prêcheurs signifie que chacun de nous est envoyé par Dieu à ceux que nous rencontrons. La femme est envoyée à son mari et le mari à sa femme. Chacun est une parole de Dieu pour l'autre.

Parfois, nous acceptons notre mission en demeurant là où nous sommes et en y étant une parole de vie.

Nous avons tous autorité pour ptêche parce que nous sommes baptisé.

Chacun de nous a une parole à proclamer, qui n'est donnée à nul autre

Nous prêchons le Verbe qui s'est fait chair, et ce Verbe            de Dieu peut se faire chair dans tout ce que nous sommes et pas seulement dans ce que nous disons. Nous devons devenir des paroles vivantes de vérité et d'espoir.. Dans certaines situations, la ^parole la plus efficace est même parfois le silence

Nous prêchons par cette parole de manière individuelle et dispersée, mais en communauté.

Frère Timothy Radcliff o.p.

lundi, 30 octobre 2006

L a spiritualité Dominicaine

                                             

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Pour me préparer à mpon engagement, j'ai approfondi la spiritualité dominicaine que je ne connaissez pas. Voilà quelques unes de mes réflexions, que j'ai trouvées.
Devenir Dominicain suppode un appe :-une découverte d'une manière de prier.
- découverte d'une manière de vivre.
Pour devenir La¨c dominicain il faut aimer :
- l'amour de Dieu
- l'amour du monde
- l'amour des hommes.
Devenir Dominicain :
-Privilégier une mission au coeur du monde
-- vouloir le faire avec d'autres
- Vouloir se former pour devenir efficace dans la mission
- vouloir partager une foi avec d'autres
- ajouter une dimension missionnaire dans mon quotidien, dans le service de la Parole.
Un Dominicain est un être polarisé par la Parole, une Parole étudiée, célébrée, vécue et annoncée aux autres.
Le Dominicain cherche Quelqu'un. L'étude de la Parole de Dieu est un acte contemplatif comme Marie, il l'a reçoit et la médite dans son coeur.
Pour le Dominicain, la pri_re - surtout la liturgie -est un acte de contemplation.
Toute notre vie s'oriente vers les autres pour leur apporter la Parole qui sauve.
La prédication    est avant tout "une manière d'être ; être à Dieu, être ensemble ; être au monde." Son projet s'enracine dans la vie apostolique la plus authentique , celle des premières communautés chrétiennes
La prière est au coeur de la prédication dominicaine.
La mission de prédication prend sa source dans l'oeuvre du salut du Christ et de l'Eglise. Elle puisera son soutien dans la vie sacramen telle, en particulier l'Eucharistie.