mardi, 17 juin 2008

PRIER SANS POURQUOI

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Au risque de surprendre, il faut bien dire que l’on ne prie pas parce que cela fait du bien. Si un ami vous rend visite uniquement parce que cela calme son angoisse, vous accepterez peut être de lui rendre ce service durant un moment, mais vous finirez par considérer qu’il n’y a pas véritable amitié si ses visites ne trouvent leur raison d’être que dans son bien être. Or c’est bien souvent cela que nous infligeons à Dieu : nous ne le fréquentons que lorsque nous avons besoin de lui. Dieu n’est pas à notre service, la prière n’est pas une technique pour se sentir bien.

Cela n’empêche pas d’être heureux dans la prière ou d’y puiser la paix. Mais on ne prie pas pour sentir la paix ou le bonheur. La fidélité dans la prière devient adulte lorsque nous prions sans pourquoi, dans la paix comme dans la colère, dans le désir de Dieu comme dans la nuit de la foi.

Cela peut sembler trop simple, mais c’est profondément libérant que de se dire, « je vais prier, parce que c’est l’heure… » Tout simplement. Parce que c’est l’heure où j’ai rendez vous avec Dieu, où Dieu attend que je lui donne un peu de mon temps.

Lorsqu’on prépare un repas pour ses enfants, ou que l’on console un petit qui s’est fait mal en apprenant à marcher, on ne se pose pas la question de ce que l’on ressent, ni même de savoir si on a envie ou pas. On le fait sans pourquoi, parce que c’est normal, sans se poser plus de question.

Un devoir qui donne sens à la vie

Il faudrait que notre élan vers Dieu dans la prière trouve la même liberté. Notre culture insiste tellement sur l’authenticité, sur le désir, qu’on en vient à regarder systématiquement de travers toute idée de devoir. Mais c’est pourtant un certain sens du devoir, un devoir que l’on ratifie intérieurement car on le sait juste et bon, qui nous permet de tenir dans la durée, de traverser les orages de la vie de famille, et de la vie spirituelle.

Se tourner vers Dieu chaque jour, c’est la dignité de l’homme croyant, car il reconnaît ainsi Celui dont il reçoit sa vie.

Eckhart disait : « L’homme qui ne cherche en quoi que ce soit son bien propre, qui accomplit toutes ses œuvres sans pourquoi et par amour, un tel homme vit en Dieu et Dieu en lui. » Ne vous inquiétez donc pas si vous ne savez pas trop quoi répondre lorsqu’on vous demande pourquoi vous priez, ou à quoi cela sert. La prière ne sert à rien, elle n’est pas de l’ordre de l’utile et de l’efficace, mais elle nous replace devant l’essentiel.

Le fr. Jean-Marie Gueullette, médecin et théologien moraliste de formation, est maître de conférences à la faculté de théologie de Lyon. Il anime aussi des groupes de prière silencieuse dans toute la France.
 

vendredi, 10 août 2007

LA PRIERE CHRETIENNE

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Prier en chrétien, ce n'est pas prendre la parole le premier, c'est toujours répondre. La parole divine précède toujours : Seul Dieu a l'initiative. Aussi notre prière n'est-elle pas tant un "faire" ; elle est plutôt un "laisser faire" au soleil de Dieu, comme les estivants à la plage.
Les chrétiens, quand ils prient, ne se trouvent pas face à un mur, tout blanc, neutre, indifférent,qui les renvoie à eux-même. Ils se tiennent devant Quelqu'un de vivant, qui vient à leur rencontre, Père, Fils et Esprit.[...]
Il s'ensuit que toute prière chrétienne est plus celle de l'Esprit que la nôtre. C'est lui qui prie en nous "en gémissemens t inexprimables" (cf. Rm 8,26). Désolé pour toutes les méthodes d'oraison, mais c'est lui, l'Esprit, qui est et reste le seul vrai Maître. Aucune "technique respiratoire" spirituelle ne peut l'emporter sur le souffle de l'Esprit qui nous porte et ne cesse de prier en nous.
Cardinal DANNEELS

mercredi, 03 janvier 2007

LA LUMIERE

                                                                 

 

 

 

L'Evangile est la lumière qui oriente notre route et guide nos pas jusqu'au face-à-face ultime avec Dieu

C'est cette lumière qui éclaire ma route pour aller dans la bonne direction. Cela n'empêche pas lmes obstacles mais au contraire, les voyant, je peux les éviter, les contourner ou les affronter selon la situation. Mais je ne suis pâs seule car j'ai l'Evan gile qui m'éclaire le chemin et je tiens la main du Seigneur 'Dieu s'est fait homme et marche à notre pas". c'est pour cela que sur cette route je ne suis jamais seule. Dieu est là qui suit mon rythme pour être toujouirs avec moi car seule je ne suis rien.

mardi, 28 novembre 2006

Etre soi-même

                                            

 

Entrer en relation avec autrui et pouvoir être accepté tel que je suis est un des désires fondamentaux de chacun. Pour y parvenir nous ne sommes pas toujours prêt à nous transformer. Des adaptations seront nécessaires, avec parfois un prix très fort à payer, pouvant aller jusqu'au conflit avec des proches. Je ne peux pas changer ce que je suis, car je le suis. Ce que je peux, c'est découvrir ce qu'il y a sous les apparences tompeuses sous lesquelles je me présente !

Arrêter toute pratique de tromperie avec moi-même, arrêter tout effort pour être quelqu'un d'autre et laisser émerger ce que je suis, en congruence avec avec ce que je ressens, me permet de tracer un chemin vers un meilleur épanouissement.

La clarification consiste à écarter tout ce qui n'(est pas moli, tout ce qui m'a été imposé, jusqu'à pouvoir me présenter aux autres, en accord avec ce que j'éprouve, et sens. Faire qu'entre la c carte intime et l'interface de notre relation au monde, il y ait le plus d'accord, de chérence possible. La clarification nous aide à prendre le risque de retirer tous les masques, les uns après les autres, pour atteindre un contact plus direct avec la carte intime de l'autre. Car la seule manière de transformer notre vie consiste à développer notre capacité à communiquer le plus librement possible.

LA CLARIFICATION AIDE A RETABLIR LE LIEN INTERROMPU AVEC NOUS-MEME ET AVEC L'AUTRE.

Jacques Salomé

vendredi, 24 novembre 2006

LE SILENCE

                                                           

 

Silence de mort, Silence de vie !

Silence de peur qui guettent le surgissement d'un danger.

Silence de honte où l'on se tait pour ne plus se tromper.

Silence de colère uniquement pour ne plus hurler.

Silence de misère faute de trouver à qui parler.

Silence d'absence parcequ'on nous  a quittés : silence des cimetières !

Mais il est aussi des silences de vie.

Silence du travail où l'on se recueille sur une tâche.

Silence de contemplation quand la beauté nous laisse sans parole.

Silence de l'amitié en ces instants où les mots n'ajoutent rien à la rencontre.

Silence de l'amour qui ne peut trouver sa vérité dans les mots

mais, seulement dans les actes vivants.

Par dessus tout, il y a le silence de Dieu.
Car Dieu veut nous apprendre, avant tout son silence.

Ce silence de Dieu exorcise nos silences de mort.

Il porte en lui tous nos silences de vie,

et du travail de la contemplation,

et de l'amitié et de l'amour.

Il les rassemble en une gerbe

qu'il engrange avec joie dans les greniers de sa présence.

 

Louis Sintas.

mardi, 21 novembre 2006

DESIR et REALISATION

                                                 

 

 

Quelques consils de J. Salomé pour réaliser nos désirs fondamentaux :

 Il y a toujours un immense fossé entre désir et réalisation. Ce fossé peut être comblé en prenant conscience de différents obstacles.

DESIR : il est toujours dans l'imaginaire et souvent entouré de peurs, d'interdits, de censures personnelles ou venant de l'entourage

Il est associé à des reprensentation mentales, à des croyances et aussi à des conditionnements.

Quelques soient mes pêurs : entendre les désirs qui sont derrière les peurs pour passer du désir au projet.

Le désir ne se valide pas toujours sur la base de notre seul enthousiasme.

PROJET : C'est le passage du désir à la réalité, le premier pas hors de l'imaginaire. Le désir est à l'intérieur de moi, le projet est à l'extérieur de moi.

Et, si j'en parle autour de moi, J'ACCEPTE DE LAISSER CHES L'AUTRE SES D2SIRS OU SES PEURS.

Etablir un projet personnel suppose de pouvoir se positionner face à l'entourage proche.

Il peut y avoir un désir et un projet ... des apprivoisements, des relais.

Repérer les contraintes que je rencontrerai. Repérer les limites et les noter

Dans tout processus de changement nous avons besoin d'approbation, de soutie n. Il yt a autour de moi des personnes sur qui je peux compter pour affronter les risques d'un changement. Il y a aussi autour de moi.. des personnes qui vont se dérober, s'opposer, tenter de m'immobiliser.

J'ai bien sûr des choix à  faire. Choisir, c'est renoncer. C'est sortir de tout ou rien !. Faire des choix, c'est renoncer parfois aux autres possibles.

Je prends une décision, elle peut être limitée dans le temps, se développer et se concrétiser par étapes. Je peux en évaluer les conséquences

Je confronte ma décision avec la réalité

Oui, paser du désir à la réalisation suppose de traverser tous ces obstacles ou.. tous ces possibles

Le projet le plus compliqué est celui qui implique le désir d'un autre ou de plusieurs autres.

mardi, 14 novembre 2006

L'APOSTOLAT (1)

J'ai retrouvé dans mes affaires, un petit travail personnel sur le thème de l'apostolat. Je voudrai partager  , en plusieurs étapes, le fruit de mes réflexions.

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A TRAVERS  LA BIBLE

   Par une disposition  tout à fait libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté, le Père éternel a créé l'univers. Il a voulu éléver l'homme jusqu'au partage de la vie divine. Dieu veut donc que tous les hommes le connaissent, l'aiment car il nous a tous "élus en Lui, dés avant la création du monde, pour être saints et immaculés, en sa présence dans l'Amour".(Eph. 1, 4) A travers toute l'histoire, Dieu a envoyé des hommes afin que s'accomplisse son dessein de salut. "Depuis le jour où vos pères sont sortis d'Egypte jusqu'aujourd'huije vous ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour sans me lasser." (Jn. 8, 25)

La mission étant une participation de l'homme à l'oeuvre de Dieu, il faut être appelé par Lui et envoyé. Dieu dit à Jérémie :"Va vers tous ceux à qui je t'enverrai et tout ce que je t'ordonerai, dis-le." (Jr. 1, 7) A Ezéchiel il dit : "Fils d'homme, va vers la maison d'Israël et portes leur mes Paroles". (3, 4). A son premier prophète, Moïse, Dieu dit : "Maintenant  que la clameur des enfants d'Israël est venue jusqu'à moi et que j'ai vu ainsi, l'oppression qui font peser sur eux les Egyptiens, maintenant va,  je t'envoies auprès de Pharaon pour faire sortir d'Egypte mon peulpe, les enfants d'Israël. (Ex. 3, 9_10)à. L'envoie est au coeur même de toute mission.

A l'appel de Dieu chacun répond avec son tempéremment : Isaïe se propose : "Me voici, envoie-moi (6, 8). Jérémie fait des objections : "Ah ! Seigneur, vois je ne sais pas porter la Parole, je suis un enfant". (1, 6) Moïse veut des signes qui accréditent sa mission (Ex.4, 1-9). Mais tous finalement obéissent et partent accomplir leur mission sous la protection même du Seigneur : "Je suis avec toi pour te protéger" (Jer. 1, 8). Lorsque Dieu appelle on ne peut se cacher derrière un refus catégorique : "Le Seigneur Yavhé parle, qui ne prophétiserait". (Am. 3, 5)

Toute les missions des envoyés divines sont relatives au dessein de salut. LMa plupart d'entre elles sont en rapport direct avec le peuple d'Isaël : "Dieu a dit à Ezéchiel : Fils d'homme va vers la maison d'Israël (1, 7). Ils sont envoyés pour convertir les coeurs : "Regarde aujourd'hui je t'établis sur les nations et sur les royaumes, pour arracher et renverser, pour exterminer et démolir, pour bâtir et planter?" (Jer. 1, 10) ou encore "circonsisez vous pour Yahvé, ôtzs le parjure de votre coeur" (Jer. 4, 4) Pour annoncer des châtiments  : "Oui , ainsi parle Yahvé : tout le pays sera dévasté, je lui donnerai le coup de grâce" (Jer. 4, 24). "C'est pourquoi Yahvé, brûlant de colère contre son peuple a levé la main pour le frapper ; il a tué les princes, leurs cadavres gisent comme des ordures dans les mers. Mais sa colère n'est pas calmée, sa main reste levée." (Is. 5, 25).  Pour faire des promesses   : "Le Seigneur Yahvé essuira les larmes de tous les visages, il otera l'opprobre de son peuple, il l'otera de toute lterre. (Is 25, 8)